Congo/Fac : Guy Blanchard Okoï pour une force publique interopérable

Brazzaville, 20 Juil (ACI)- Le Chef d’Etat-Major général Cemg) des Forces armées congolaises (Fac), le général de division Guy Blanchard Okoï a relevé, le 18 juillet à Brazzaville, l’exigence d’avoir une Force publique professionnelle, aguerrie et interopérable.
 
Cette exigence a été formulé dans son discours de lancement de la 5e édition de la Manœuvre école, (Maneco), un exercice Cpx inter composantes, de niveau opératif et tactique, placée cette année sous le thème, « Après reconquête, le groupement de forces mixtes est engagé en opération de sécurisation dans une région frontalière terrestre et liquide ».
 
Pour le Cemg, la force publique doit désormais se préparer à faire face à des situations de plus en plus complexes, nécessitant des décisions adéquates dans l’urgence. « La Maneco doit permettre aux officiers de s’approprier le processus décisionnel et leur offrir l’opportunité de travailler ensemble et en équipe, ce qui justifie pleinement la présence des cadres des autres composantes de la force publique. La communication fluide entre les différentes composantes, à différents niveaux est par conséquent indispensable », a-t-il fait savoir.
 
Intervenant à cette cérémonie du lancement de cette 5e édition, le commandant des écoles des forces armées congolaises, coordonnateur de la Maneco 5, le général de brigade, Charles Victoire Bantadi, a précisé que l’objectif de cette formation est d’avoir un personnel et des unités qui s’instruisent sur le même standard et apte à servir pleinement dans un environnement national et international.
 
A cet effet, le commandement des écoles a reçu la mission de monter et conduire un exercice Cpx inter composante de niveau opérationnel et tactique dénommé Maneco 5. Cette manœuvre, a-t-il expliqué, s’appuie sur un scénario fictif mettant en situation les officiers de la force publique, les stagiaires du cours d’état-major interarmées et du cours des futures commandants d’unité, ainsi que les élèves officiers, dans le cadre d’une opération de maîtrise de la violence dans une région frontalière, terrestre et liquide.
 
Cet exercice, a-t-il indiqué, permet aux élèves et aux stagiaires de mettre en exergue tous les enseignements acquis au cours de cette année académique 2023-2024. En organisant cette manœuvre, a-t-il poursuivi, le commandement des écoles a voulu poursuivre trois objectifs principaux.
 
Il s’agit de créer un cadre concret et réel pour faire connaître et apprendre aux apprenants, l’organisation, la planification et la conduite d’une opération à différents niveaux, inculquer aux élèves et stagiaires l’esprit de la réflexion avant d’agir et de développer la culture d’être une force de proposition pour leurs chefs. Ces capacités, a-t-il affirmé, nécessitent une expertise individuelle, solide et une ouverture d’esprit agissante. Il s’agit aussi, qu’à l’issue de cet exercice qu’ils puissent analyser les performances individuelles et collectives, identifier les points forts et les points faibles pour préconiser les voies d’amélioration.
 
Manaco 5 donne aux apprenants les leviers nécessaires pour appuyer les différents états-majors dans leurs différentes structures d’appartenance dans le montage des exercices.
 
L’opération de cette manœuvre est dénommée « Opération Gueye » signifiant panthère en langue Djem, une ethnie du département de la Sangha, théâtre de l’exercice, rappelle-t-on.     (ACI/Blanchard Boté)

Articles Similaires

DERNIÈRES PUBLICATIONS

-FansJ'aime
-SuiveursSuivre
-AbonnésS'abonner