Brazzaville, 31 Août (ACI) – Le ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, le Dr Ibrahima Sy a indiqué, le 30 août à Brazzaville, que la 74e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour l’Afrique s’est achevée sur des perspectives encourageantes pour la coopération interafricaine en matière de santé, avec un accent particulier sur l’adaptation aux changements climatiques.
Interrogé à l’issue de la session, le Dr Ibrahima Sy, participant pour la première fois, s’est dit satisfait de la qualité des débats et échanges sur les enjeux sanitaires du continent africain, ainsi que de l’accueil que le pays hôte a réservé.
Cette session, réunissant plus de 47 pays, a été une occasion pour les États membres d’échanger des expériences avec d’autres nations, notamment, sur les politiques de santé maternelle et infantile, ainsi que sur la couverture sanitaire universelle.
« Ces expériences vont nous aider à progresser dans la mise en œuvre d’un certain nombre de politiques au Sénégal, à l’heure où nous avons un nouveau gouvernement avec de nouvelles priorités. Cette session pourra alimenter le débat et nous aider à nous orienter en nous appuyant sur les réussites des autres pays, mais aussi sur les facteurs de blocage dans la mise en œuvre de cette nouvelle politique sanitaire », a fait savoir le Dr Ibrahima Sy.
La session a, également, permis de discuter des défis que le changement climatique a posé sur les systèmes de santé en Afrique. Le Sénégal a présenté ses initiatives, notamment, un projet soumis au Fonds vert pour le climat, visant à renforcer la résilience du système de santé national face aux perturbations climatiques.
« Cette question doit être portée à un haut niveau par nos chefs d’État, et c’est dans ce sens que nous travaillons avec l’Oms pour présenter une feuille de route commune au niveau africain », a souligné le ministre sénégalais en charge de la Santé.
De son côté, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la République de Guinée, le Dr Oumar Diouhé Bah, a souligné l’importance du Comité régional de l’Oms pour l’Afrique, qualifiant cet organe de plateforme clé pour discuter des stratégies et des politiques de financement en vue d’améliorer les systèmes de santé sur le continent.
Lors de son intervention, le Dr Bah a mis en avant l’expérience de la Guinée dans la gestion des épidémies, citant les crises d’Ebola et de Covid-19.

« Nous avons une expérience très riche dans la gestion des épidémies, ce qui a conduit à notre sollicitation pour aider dans la gestion de certaines crises dans d’autres pays africains », a-t-il déclaré.
Concernant le Mpox, récemment déclaré urgence de santé mondiale par l’Oms, le Dr Bah a affirmé que la Guinée dispose déjà d’un plan de riposte élaboré.
« Le fait que Mpox soit déclaré comme une urgence de santé mondiale nous pousse à renforcer notre vigilance. Bien que nous n’ayons pas détecté de cas de Mpox à ce jour, nous avons élevé le niveau de vigilance, et nos équipes sont en état d’alerte au plus haut niveau », a-t-il précisé.
Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de l’unité entre les États africains face aux défis sanitaires. « Il est crucial que les décideurs en matière de santé se retrouvent pour que nous ayons une seule voix, celle d’une Afrique unifiée, afin de renforcer notre position et notre efficacité », a relevé le ministre guinéen. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

