BRAZZAVILLE, 27 MARS (ACI) – Le collectif des travailleurs du Laboratoire national a organisé un sit-in, le 27 mars à Brazzaville, pour exiger le payement de quatre mois de salaires sur les 17 mois d’arriérés.
Au cours de cette manifestation, ces travailleurs revendiquent également le payement de trois mois de retards.
«Nous faisons face à une crise de salaires depuis 2017. Nous avons accumulé 17 mois d’arriérés et trois mois de retard. Notre dernier salaire remonte à août 2024», s’est indigné un agent interrogé sur place, M. Valery Mougnangahmy.
Selon lui, cette situation impacte négativement la vie des salariés de leur structure. A cet effet, il signifié que plusieurs agents ont été chassés de leurs domiciles, et certains se trouvent actuellement dans l’incapacité de payer les factures et les frais de scolarité de leurs enfants.
Par ailleurs M. Mougnangahmy a critiqué l’attitude des syndicalistes, jugée inefficace. De même, il a déploré le manque de communication entre les deux parties. «Les syndicalistes ne défendent pas nos intérêts, mais les leurs. Ils doivent être remplacés », a-t-il martelé.
Les manifestants ont aussi demandé le versement des pensions des agents admis à la retraite depuis 2015. Les retraités rencontrés sur les lieux ont exprimé leur colère face au non-paiement de leurs pensions. L’un des retraité depuis 2019, après 37 ans de service, M. Edgar Moundounga, a affirmé n’avoir rien perçu jusqu’à ce jour.
«J’ai entrepris toutes les démarches possibles, mais rien n’a abouti. Quand je vais voir le directeur général, il me dit de plus revenir alors que mon problème n’a pas été résolu », a-t-il regretté.
A cette occasion, le collectif des travailleurs du Laboratoire national a sollicité l’implication du ministère de la Santé et de la population pour trouver une suite favorable à cette situation. (ACI/Merleine Exaucée)

