Afrique-Centrale/Alimentation : Les parlementaires soulignent l’urgence de mobiliser les financements conséquents

BRAZZAVILLE, 30 AVRIL (ACI) – Les participants à la session régionale de renforcement des capacités des parlementaires sur le droit à l’alimentation et l’agriculture sensible à la nutrition ont souligné, le 25 avril dernier à Brazzaville, la nécessité de mobiliser les financements conséquents pour soutenir les Alliances parlementaires.

Au terme de cette session de trois jours ayant réuni les parlementaires de divers pays, le Cameroun, le Congo et la République démocratique du Congo (Rdc) ont recommandé l’élaboration des guides sous régionaux sur les thématiques prioritaires, la poursuite de la formation des parlementaires et la création des postes de conseillers nationaux en sécurité alimentaire.

De leur côté, les participants de la République centrafricaine ont suggéré l’alignement des politiques sectorielles et la création d’une Agence nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, accompagnée d’un comité multisectoriel se réunissant trimestriellement.

Quant à eux, les participants gabonais ont plaidé pour la mise en place d’une loi urgente sur le droit à l’alimentation adéquate, en lien avec la dynamique de sortie de transition politique. Enfin, le Tchad a proposé l’organisation d’actions de plaidoyer ciblant l’Assemblée nationale, le gouvernement, les ministères sectoriels et les bailleurs de fonds, afin de consolider l’engagement politique en faveur du droit à l’alimentation.

Pour l’ensemble des participants, il est impérieux de transformer ces recommandations en actions concrètes, en mobilisant les ressources, les compétences et la volonté politique nécessaires pour bâtir une Afrique centrale résiliente, prospère et solidaire.

Clôturant les travaux, le président du Sénat congolais, président d’honneur de l’Alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Rapacsan), M. Pierre Ngolo a indiqué que ces échanges ont permis d’identifier des pistes concrètes, des leviers d’actions législatifs, des opportunités d’interpellation de l’exécutif et des mécanismes de veilles parlementaires.

« Il revient à chacun de nous d’établir ces engagements en acte dans nos pays respectifs avec détermination. Les solutions sont à notre portée pour que nous sachions conjuguer nos efforts, nos expertises et surtout nos volontés politiques », a-t-il souligné. Selon lui, l’agriculture sensible à la nutrition n’est pas une thématique périphérique, elle est au cœur de la stratégie de développement durable.

Organisée par le bureau sous régional de la Fao pour l’Afrique centrale, cette session a permis de renforcer la compréhension du droit à l’alimentation, de s’approprier les outils de l’agriculture sensible à la nutrition, ainsi que de préparer le troisième sommet parlementaire mondial contre la faim et la malnutrition, prévu en 2026.

Elle a connu la participation, entre autres, des parlementaires des alliances nationales sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des pays membres et les représentants des ministères sectoriels. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

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