Congo/Santé : L’Unicef appelle à promouvoir la pratique de l’allaitement maternel

Brazzaville, 05 Août (ACI) – Le représentant par intérim du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Congo, M. Noel Marie Zagré, a invité, le 1er août dernier à Brazzaville, les populations à augmenter la pratique de l’allaitement maternel exclusif au Congo, afin de dépasser le taux actuel de 32 % et d’atteindre l’objectif de l’OMS de 50 % minimum, pour assurer une bonne croissance des nourrissons.

M. Marie Zagré a lancé cet appel lors d’un atelier sur la situation de la malnutrition au Congo, coïncidant avec la semaine mondiale de l’allaitement maternel, célébrée chaque 1er août, dont le thème retenu pour cette année est, « Priorité à l’allaitement : créer des systèmes de soutien durables ».

Selon cette institution onusienne, en République du Congo, la solidarité familiale est une valeur fondamentale et l’allaitement maternel représente bien plus qu’un simple geste nutritionnel. C’est le premier acte d’amour qui unit une mère à son enfant, ainsi que le premier vaccin naturel qui protège l’avenir du nourrisson, a-t-il affirmé.

En outre, l’Unicef a évoqué les points essentiels pour la promotion de l’allaitement maternel, notamment son importance pour le nourrisson et le jeune enfant. Le contact fréquent peau contre peau entre la mère et le nourrisson contribue à renforcer les liens, à améliorer la psychomotricité, ainsi qu’au développement affectif et social du nourrisson.

Pour la mère, l’allaitement maternel est efficace à plus de 98 % comme méthode contraceptive pendant les six premiers mois, à condition que la mère allaite son enfant jour et nuit et que ses menstruations ne soient pas revenues. Pour la famille et la communauté, les mères et leurs enfants en meilleure santé contribuent à une nation en bonne santé, a-t-on relevé.

Par ailleurs, l’Unicef a souligné les risques liés à l’alimentation avec des substituts du lait maternel, tels que les laits artificiels, pour lesquels le nourrisson, sont exposés aux risques. Un bébé non allaité a 14 fois plus de chances de mourir qu’un bébé allaité exclusivement pendant les six premiers mois, a dit le fonctionnaire onusien.

Le chef de service nutrition au ministère de la Santé et de la Population, M. Christophe Gnimi, a précisé pour sa part, parmi les indicateurs de nutrition figure la malnutrition aiguë ou émaciation, qui fait référence aux enfants trop maigres. Cela se caractérise par un enfant dont le poids est insuffisant par rapport à sa taille, avec une perte de poids rapide et récente ou une absence de prise de poids, a-t-il notifié.

« Si l’on examine cet état de maigreur par département, le département le plus touché est le Pool, avec un taux de 6,7 % d’enfants présentant de l’émaciation. Les départements les moins touchés sont la Lékoumou et la Cuvette Ouest, avec 3 % », a-t-il indiqué.

La malnutrition chronique, ou retard de croissance, désigne un enfant trop petit pour son âge. La prévalence de la malnutrition chronique globale est de 19,6 %, et le département le plus affecté étant la Lékoumou, avec 46,1 % d’enfants souffrant d’un retard de croissance, dont la cause principale est l’absence de diversité alimentaire. (ACI/ Edouard Mangongo)

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