Brazzaville 22 Jan (ACI) – Le gouvernement a adopté, le 20 janvier dernier, le projet de loi portant création de l’institut national de biologie et de veille sanitaire (Inbvs) à Pointe Noire afin de répondre aux défis sanitaires majeurs imposés par les maladies épidémiques et endémiques.
Présenté par le Ministre de la santé et de la population, professeur Jean Rosaire Ibara, cet institut de veille sanitaire a pour vocation d’améliorer la réactivité épidémiologique grâce à des diagnostics avancés.
Elle vise à renforcer la souveraineté sanitaire et scientifique du pays et à soutenir la recherche biomédicale, écologique et biotechnologique, appuyée par des formations académiques dans le domaine de la santé.
Selon le gouvernement, cet institut permettra également de renforcer les capacités nationales de diagnostics biomoléculaires et génomiques sur la base d’une formation initiale et continue des professionnels de santés et des chercheurs.
A travers la création de cet institut, le pays va développer des partenariats internationaux pour la coopération scientifique et technique avec les autres structures de contrôle et de normalisation. Et aussi des associations de consommateurs la pharmacovigilance par la détection, l’élévation et la prévention des effets indésirables liés aux produits de santé et aux substances chimiques.
La structure envisage, en outre, d’intégrer une dimension universitaire et de recherche par le biais de conventions universitaires afin de favoriser une synergie entre recherche et enseignement.
Ce projet s’inscrit dans un contexte global de mobilité humaine marqué par le Covid 19, le choléra, la fièvre jaune et la rage, ainsi que des maladies endémiques persistantes comme le paludisme, la tuberculose, le VIH /Sida et l’émergence des nouvelles pathologies dont le Congo n’est pas exclu (ACI).

