Brazza/Culture : L’histoire des monuments de Brazzaville méconnue des habitants

Brazzaville, 11 Mai (ACI) – L’histoire et la portée symbolique de plusieurs monuments emblématiques de la capitale congolaise restent peu connues d’une partie des habitants de Brazzaville, révélant un recul progressif des repères culturels au sein de la population.

Du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza à la Case de Gaulle, en passant par la statue du Président Marien Ngouabi, peu de personnes interrogées ont été capables d’expliquer avec précision l’histoire, la signification ou le rôle de ces lieux dans le patrimoine national, selon un micro-trottoir réalisé par l’Agence congolaise d’information (ACI).

Interrogée à ce sujet, la guide touristique Aude Princilia a estimé que de nombreux citoyens ne connaissent pas suffisamment l’histoire de leur ville ainsi que les richesses culturelles qui la composent.

« Beaucoup de Congolais ne prennent malheureusement pas le temps de découvrir leur patrimoine. Les touristes étrangers manifestent parfois davantage de curiosité, parce qu’ils cherchent à comprendre l’environnement dans lequel ils arrivent », a-t-elle déclaré.

Afin de rapprocher les populations de leur histoire, des visites guidées de la ville sont organisées une à deux fois par mois. Selon les initiateurs, ces activités visent à faire découvrir aux participants non seulement l’histoire de Brazzaville, mais également celle du Congo à travers ses sites historiques et culturels.

Les promoteurs de ces initiatives envisagent aussi d’étendre ces actions dans les différents quartiers de la capitale, en collaboration avec les chefs de quartiers et de blocs, dans le but de sensibiliser les habitants à l’histoire de leurs espaces de vie avant de les conduire vers les principaux monuments historiques de la ville.

Évoluant dans le secteur de la communication et des médias, M. Aced Eudes a plaidé pour une meilleure valorisation touristique et culturelle des sites historiques de Brazzaville.

« Des lieux comme la Basilique Sainte-Anne, le pont du Djoué, les rapides du fleuve Congo ou encore les Cataractes mériteraient d’être davantage intégrés dans la dynamique touristique et culturelle de la capitale », a-t-il souligné.

Pour sa part, Mme Piersine, commerçante, estime que les difficultés quotidiennes éloignent progressivement les populations des questions liées à l’histoire et à la culture. « Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont absorbées par leurs préoccupations quotidiennes. L’histoire et la culture passent souvent au second plan », a-t-elle confié.

Pour plusieurs observateurs, cette situation met également en évidence une faible valorisation du patrimoine urbain pourtant omniprésent dans la capitale congolaise. (ACI)

Articles Similaires

DERNIÈRES PUBLICATIONS

-FansJ'aime
-SuiveursSuivre
-AbonnésS'abonner