Brazzaville, 20 Sept (ACI) – La République du Congo a rendu, le 19 septembre à Brazzaville, hommage aux 170 victimes de l’attentat du vol de la compagnie Union des transports aériens (UTA), survenu dans le désert du Ténéré au Niger.
En rappel le 19 septembre 1989, le vol UT-772 DC-10 d’UTA reliant Brazzaville à Paris, en France, s’était écrasé dans ce désert, après une escale à N’Djamena, au Tchad, occasionnant le décès des 170 passagers à bord dont 48 Congolais.
« 37 ans après la douleur reste vivace. Nous avons un devoir de mémoire, mais aussi un devoir de transmission aux générations futures. Il ne faut pas oublier qu’au-delà donc de ce devoir de commémoration, la paix, la justice, du renforcement de la sûreté aérienne et le respect de la vie humaine doivent rester dans nos engagements », a déclaré le ministre des Affaires foncières et du domaine public, M. Jean-Marc Thystère-Tchicaya, représentant le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande à l’occasion de la cérémonie commémorative.
Il a, au nom du gouvernement, exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées, souhaitant que de tels attentats violents et terroristes ne se reproduisent plus et que la mémoire des victimes demeure à jamais dans les cœurs.
Intervenant sur les mesures prises depuis ce drame pour prévenir les actes terroristes, le directeur général adjoint de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), M. Romeo Boris Makaya Batchi, a souligné que les États ont progressivement renforcé leurs dispositifs de prévention et de réponse face aux menaces.
Au Congo, a-t-il expliqué, la sûreté aérienne repose sur un dispositif législatif et réglementaire ainsi que sur l’action coordonnée de plusieurs services de l’État, sous la supervision de l’Anac.
« La sûreté, ce n’est pas l’affaire de tous, mais c’est l’affaire de chacun », a relevé M. Makaya Batchi, insistant sur la nécessité pour chaque citoyen de faire preuve de vigilance afin de prévenir la répétition de tels actes.
Il a notamment cité le rôle des services de renseignement dans l’évaluation des menaces, ainsi que celui de la police, de la gendarmerie, de la douane et des compagnies aériennes dans la mise en œuvre des mesures de sûreté.
M. Makaya Batchi a également évoqué les actions retenues lors de la dernière réunion du Comité national de sûreté, portant notamment sur la sensibilisation des populations ainsi que des autorités politiques et militaires, afin de renforcer quotidiennement le dispositif de prévention. (AC)

