Brazzaville, 3 Oct (ACI) – Le ministère de la Santé et de la population, en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a présenté, le 1er octobre à Brazzaville, la plate-forme “Une seule santé”, pour sensibiliser les acteurs du domaine afin de prévenir les menaces sanitaires et protéger la population.
Placée sous le thème “Santé humaine, santé animale, et environnement : une action coordonnée”, cette séance a permis aux autorités politico-administratives et autres participants de connaître cette approche au niveau départemental, et les secteurs clés devant collaborer pour son fonctionnement.
Dans son allocution d’ouverture, le préfet du département de Brazzaville, M. Yves Bodler Ngongo, a interpellé les autorités compétentes à redoubler de vigilance dans les zones sensibles où les interactions entre populations, animaux et écosystèmes sont particulièrement importants, avant qu’une menace sanitaire ne se transforme en urgence majeure.
A cet effet, il a invité les participants à jouer le rôle de sentinelle, et de partenaires de première ligne car une menace détectée dans un secteur doit devenir une préoccupation collective, celle de protéger les populations.
Pour sa part, le Dr Guy Michel Mbemba a souligné, au nom du représentant de l’Oms au Congo, que l’approche “Une seule santé”, constitue à rendre pleinement opérationnel l’ensemble des parties prenantes, afin d’apporter une réponse concertée et durable aux menaces sanitaires.
En outre, il a ajouté que l’Oms réaffirme sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans cette dynamique à travers le renforcement de la surveillance intégrée, l’évaluation des risques, la préparation et la réponse aux urgences sanitaires ainsi que le développement des capacités des différents acteurs.

Soulignant la portée de cette plateforme, le Dr Kandako Youba a indiqué qu’en Afrique, l’Oms couvre 45 pays au niveau régional et dans chaque pays, il y’a un événement de santé publique. 60% de maladies infectieuses humaines proviennent des animaux, et 75% des maladies infectieuses récentes sont zoonotiques, c’est-à-dire, des maladies transmissible de l’animale à l’homme.
À son avis, collaborer avec le secteur animal permettrait de résoudre les problèmes liés à ce type de maladies.
De son côté, le conseiller de la santé du ministre de la Santé et de la population, le Dr Jean Claude Mobousse, a signifié que la santé n’est pas seulement l’affaire des médecins, mais elle dépend de plusieurs facteurs, et toutes les parties prenantes doivent s’engager.
Il a aussi invité les participants à se mettre au travail au sortir de cette séance, d’agir autour du préfet afin de relever les défis de cette plateforme au niveau départemental. Par ailleurs, le Dr. Mobousse a exhorté les acteurs à s’inspirer du modèle guinéen pour lutter efficacement contre les menaces sanitaires.
Répondant à la presse, le Dr Jean-Claude Emeka a fait savoir que la semaine prochaine, la plateforme de Pointe-Noire sera mise en place, pour s’étendre ensuite aux 15 autres départements du Congo. Au niveau de Brazzaville, le préfet devra formaliser cette plateforme afin d’appuyer le fonctionnement pour les besoins de résilience des populations. (ACI)

