Brazzaville, 03 Oct (ACI) – Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Congo a appelé, le 1er octobre à Brazzaville, les professionnels des médias à améliorer le traitement des informations liées à la population, au genre ainsi qu’à la santé sexuelle et reproductive.
« Les transformations sociales et sanitaires dont le Congo a besoin ne pourront pas être durables sans une information de qualité », a déclaré le représentant assistant de l’Unfpa, M. Bruno Bilombo, lisant le message de la représentante résidente de l’Unfpa au Congo, Dr Agnès Kayitankore, à l’ouverture d’une session de formation destinée au renforcement des capacités des journalistes.
Paraphrasant le Dr Kayitankore, il a invité les journalistes à rendre les données accessibles au public, à déconstruire les préjugés et à donner davantage de visibilité aux solutions.
« Derrière chaque statistique, il y a une vie. Et derrière chaque information bien traitée, il peut y avoir une décision qui change une vie », a-t-elle souligné.
Intervenant au cours de la formation, le fondateur du journal L’Horizon Africain, M. Joachim Mbanza, a mis l’accent sur le rôle du journaliste dans la lutte contre les stéréotypes et les représentations sociales erronées. Selon lui, le journaliste doit informer, sensibiliser et contribuer à l’éveil des consciences.
« Le journaliste ne travaille pas sur la base des stéréotypes. Il doit même œuvrer à les combattre. Le journaliste n’applique pas les solutions. Par contre, de par son travail, il interpelle la société et les dirigeants pour que des solutions soient trouvées », a-t-il expliqué.

Il a également relevé la responsabilité sociale de la presse dans la sensibilisation du public et la promotion des normes juridiques, notamment en matière de protection des femmes contre les violences.
Pour sa part, l’experte sur les questions du genre, Mme Nuptia Mbemba-Talantsi, a insisté sur la nécessité de produire des contenus prenant en compte les réalités sociales et les droits fondamentaux. Elle invité les professionnels des médias à approfondir leur compréhension de ces problématiques afin de contribuer à une meilleure sensibilisation.
Elle a notamment évoqué les violences psychologiques et économiques, dont certaines manifestations restent peu visibles en raison du poids des normes sociales et d’une compréhension insuffisante de leurs formes.
Au cours de cette session, les participants ont été édifiés sur le développement, le dividende démographique, la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale, la santé maternelle, le Vih, le genre, les violences basées sur le genre et la communication inclusive.
Pour le journaliste de VM Media, Emmanuel Etati, cette session a permis de mieux comprendre ces notions. « Les enseignements reçus vont nous permettre d’améliorer le traitement des informations liées à ces questions et d’adopter un langage approprié », a-t-il poursuivi.
Organisée sur deux jours, cette formation a permis aux journalistes de renforcer la qualité de leurs productions sur les questions sociales, en privilégiant une information fondée sur les faits, les données, l’éthique, l’inclusion, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que le respect des droits fondamentaux. (ACI)

