Brazzaville, 27 FEV (ACI) – La gestion non rationnelle des ressources issues de la nature qui générait des situations d’instabilité et d’insécurité, facteur majeur de pauvreté et de déplacement des populations, nécessite urgemment d’être stabilisée puis inversée le déclin de la biodiversité à toutes les échelles nationales et internationales, a déclaré le 24 février à Brazzaville, la ministre du Tourisme et de l’environnement, Mme Arlette Soudan-Nonault.
S’exprimant lors du lancement du projet Biodev 2030 en République du Congo, elle a déclaré que ce projet permettra de facilité l’engagement pour la biodiversité qui vise à apporter aux gouvernements de chaque pays pilotes, les moyens d’identifier et d’engager conjointement avec le secteur privé et la société civile des mutations profondes dans les secteurs de l’économie ayant une incidence stratégique sur le développement et sur la biodiversité.
Selon elle, c’est dans ce cadre que l’Agence française de développement (Afd), en partenariat avec le Fond mondial pour la protection de la nature, a décidé d’accompagner le Congo dans la construction d’engagement volontaire sur la biodiversité, à travers l’étude des moteurs de l’érosion, de la biodiversité, afin de construire des trajectoires de développement durable post 2020.
La dégradation de la nature, a-t-elle souligné, représente un risque économique et financier majeur. D’ici 2050, a-t-elle poursuivi, la dégradation des terres, d’ores et déjà très avancée pourrait réduire de 10% les rendements agricoles en moyenne dans le monde et jusqu’à 50% dans certaines régions.
A l’inverse, a-t-elle affirmé, protéger la biodiversité et les écosystèmes, présente des nombreuses opportunités, notamment en Afrique, où 62% des populations rurales dépendent directement des écosystèmes et des biens et services environnementaux qu’ils fournissent.
A cette occasion, Mme Soudan-Nonault, a notifié que le Congo dispose d’un capital naturel riche et varié qui fait, non seulement sa fierté mais qui lui confère aussi toute sa place dans les enjeux internationaux liés, notamment à la lutte contre l’érosion de la biodiversité et le changement climatique.
«Nous avons ainsi crée 17 aires protégés qui couvrent 13% du territoire national et qui sont autant de sanctuaires pour notre diversité biologique. Le taux de déforestation dans notre pays demeure parmi les plus faibles au monde, ce qui nous place dans la catégorie des pays à fort couvert forestier et à faible taux de déforestation», a-t-elle soutenu.
Avant de clore son discours la ministre en charge de l’environnement a remercié l’Agence Française de développement pour avoir choisi le Congo, parmi les 16 pays pilotes dans lesquels sera mis en œuvre ce projet
Intervenant à cette cérémonie, le directeur de la conservation du bassin du Congo, le Dr Jean Bakouma, a dit que Biodev 2030 donne l’occasion de comprendre comment est-ce que les activités économiques impactent la riche biodiversité congolaise et les mesures pouvant être prises pour en atténuer les effets ou à inverser la courbe. (ACI)











