Brazzaville, 18 Nov (ACI) – Le 15ᵉ plan quinquennal 2026-2030 adopté par la Chine présente une nouvelle plateforme de coopération économique et technique au Congo, a déclaré le directeur pays du Centre d’études et de recherche sur les analyses et politiques économiques (Cerape), M. Wolf Ulrich Akiana Mféré.
Selon l’analyste congolais, cette feuille de route accorde une place centrale à l’innovation, la modernisation industrielle et la transition écologique. Il a précisé que ce document adopté par le 20ᵉ comité central du Parti communiste chinois (PCC), marque une orientation croissante axée sur la qualité, l’autonomie technologique et la réduction des disparités.
D’après lui, cette approche pourrait favoriser des partenariats à long terme, en particulier dans les secteurs énergétique, industriel et des infrastructures. Le plan met un accent particulier sur le développement de technologies avancées, y compris l’Intelligence artificielle (IA), les énergies renouvelables, les biotechnologies et les véhicules électriques.
Pour le Congo, ces choix ouvrent des opportunités de coopération en matière de transformation industrielle, de création de zones économiques mixtes et de renforcement des capacités locales grâce au transfert du savoir-faire.
Par ailleurs, l’engagement de la Chine en faveur de la neutralité carbone pourrait faciliter la réalisation de projets conjoints dans l’hydroélectricité, l’énergie solaire et d’autres filières vertes. Des experts estiment que ces investissements pourraient soutenir l’électrification rurale et mettre en valeur les ressources énergétiques congolaises.
Le document met également en avant la coopération Sud-Sud, notamment dans le cadre des BRICS et de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Cette orientation pourrait élargir l’accès du Congo à des financements alternatifs et encourager une meilleure intégration dans les nouveaux réseaux économiques.
Le directeur du Cerape a souligné également que le renforcement du capital humain est un levier essentiel de ce nouveau cycle de coopération. Des formations techniques, des partenariats universitaires et des centres de recherche conjoints pourraient accompagner les efforts du Congo pour diversifier son économie.
« Cette dynamique pourrait produire des résultats durables si le Congo adopte une stratégie claire et cohérente, centrée sur la bonne gouvernance et la valorisation des ressources locales », a-t-il ajouté. (ACI)

