BRAZZAVILLE, 19 FEV (ACI) – Le gouvernement a versé environ 300 milliards de Fcfa via le Club de Brazzaville, pour relancer les activités économiques dans le pays, a annoncé, le 17 février dernier dans la capitale congolaise, le ministre délégué au Budget, M. Ludovic Ngatsé.
Au cours de la réunion du Comité national économique et financier (Cnef), M. Ngatsé a indiqué que le premier travail qui a été fait, c’est d’assainir la situation des banques pour leur permettre d’être en mesure d’accorder encore des nouveaux crédits.
«Nous avons réussi à le faire à travers le Club de Brazzaville. Environ 120 milliards ont été injectés dans les banques pour assainir des créances qui étaient en souffrances auprès des banques», a dit M. Ngatsé.
«Aujourd’hui les banques sont armées et elles sont renflouées en liquidités pour accompagner les économies, car le gouvernement a aussi mis en place les mécanismes des soutiens aux entreprises, notamment à travers le Fond d’impulsion de la garantie et d’accompagnement (Figa)», a-t-il souligné.
Selon lui, ce fond est doté directement de 15 milliards de Fcfa. Il permet aux petites entreprises qui veulent solliciter les crédits auprès des entreprises de se faire garantir en partie par ce fond, qui appartient au gouvernement de manière à débloquer le crédit, l’investissement pour les nouvelles entreprises, a-t-il ajouté.
De même, M. Ngatsé a notifié que le gouvernement a mis dans le budget d’autres mécanismes pour faciliter la création des entreprises en particulier pour toutes les nouvelles entreprises qui seront créées à partir de cette année et qui respecteront les procédures, tout en passant par l’Agence congolaise pour la création des entreprises.
Toutes ces entreprises bénéficieront automatiquement d’une exonération totale de la fiscalité pendant deux ans. Pour les années suivantes, pendant trois ans au moins 75%, 50% et 25%. Le gouvernement a fait beaucoup d’efforts et d’investissements pour accompagner la création des entreprises, a-t-il précisé.
Pour les Congolais qui veulent créer leurs entreprises, ils devraient savoir que le budget leur facilite la tâche en leur donnant automatiquement l’exonération pendant deux ans, puis sur les années suivantes la 1ère, la 2ème, la 3ème année ils auront encore les exonérations, ce qui n’existait pas avant, ce qui était possible que s’ils faisaient des gros investissements, a expliqué M. Ngatsé.
A son avis, ces efforts ont été faits, sous l’impulsion du Président de la République, M. Denis Sassou N’Guesso, qui voulait qu’on accompagne les Congolais à créer les entreprises de manière à relancer l’emploi, en leur accordant des avantages exceptionnels.
Concernant le financement des défenses de l’État, il a affirmé que ses services travaillent pour améliorer les recettes internes, budgétaires, fiscales, douanières…». Il a rappelé que dans son discours sur l’état de la nation, le Président avait prescrit au gouvernement, dont le ministère des Finances de moderniser les ressources financières, d’améliorer les recettes fiscales et de mettre fin aux exonérations.
Par ailleurs, M. Ngatsé a fait savoir que cela se traduit par tout ce qui est fait par le ministre des Finances à travers le lancement des différentes activités spéciales, entre autres, la bancarisation de la collecte de toute les recettes fiscales, notamment à travers, le lancement des travaux de construction, par le Premier ministre, M. Clément Mouamba, à Sibiti de 10 nouveaux hôtels des impôts devant abriter les services des banques, des impôts, des douanes et du trésor.
Cela va permettre d’améliorer le niveau des recettes du pays, et de trouver de l’argent pour financer l’économie et se passer de la baisse des recettes pétrolières, du fait que «nous n’avons pas le soutien de nos partenaires extérieurs qui continuent à penser que le fait de notre endettement, ils ne sont pas en mesure de nous aider», a conclu Ngatsé. (ACI/ Kesnov Medurin Ngouolali)











