BRAZZAVILLE, 22 JUIL (ACI) – La ministre de l’Économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a souligné, le 21 juillet à Brazzaville, la nécessité de créer une synergie entre les directions générales sous tutelle afin de relever les défis.
A l’issue de sa visite couplée à une séance de travail à la direction générale de l’économie et au Centre national d’informations économiques et des conseils en gestion (Cniecg), ex Centre nationale de gestion (Cenages), elle a estimé que les différentes directions générales sous sa tutelle ont des missions qui sont parfois voisines, voire complémentaires. «Dans un contexte où il y a moins de ressources publiques, il est nécessaire de rationaliser les activités des unes et des autres», a-t-elle ajouté.
Elle a fait savoir que le ministère va organiser des séances de travail «be to be» entre les différentes directions générales, en vue d’une mise à niveau des informations ainsi que d’une mutualisation des problèmes et des ressources qui seront mobilisées pour traiter les questions y relatives.
«Il est utile pour un chef de département ministériel de toucher du doigt les réalités de fonctionnement de ces structures et de comprendre les conditions de travail des différents cadres et agents qui animent le ministère, afin de trouver des solutions dans un contexte donné et des défis à relever», a-t-elle dit, après avoir donné des orientations en adéquation avec la réalité vécue au quotidien par ces directions.
Présentant sa structure et ses défis, le directeur général de l’économie, M. Régis Antoine Ngakieni, a pris l’engagement d’accompagner la ministre dans l’exercice de ses missions dans ce domaine. Il a promis de produire dans les tout prochains jours trois notes de conjoncture couvrant les trois premiers trimestres 2021.
Il s’agit notamment de la note de cadrage macroéconomique et budgétaire 2021 pour les perspectives 2022-2024, du rapport économique et financier 2021 qui accompagnera la loi de finances 2022 et de l’étude sur les pertes fiscales de l’État, du fait des exonérations accordées aux entreprises bénéficiaires des conventions.
Sur le plan économique, M. Ngakieni a précisé que d’après les prévisions du comité de cadrage et budgétaire, en 2021 la récession sera moins prononcée qu’en 2020, avec un taux de croissance de -0,5%, grâce à la bonne tenue des secteurs primaires et tertiaires ainsi qu’au comportement de la demande intérieure et de l’exportation.
L’analyse sectorielle, quant à elle, montre que les secteurs primaires et secondaires ont enregistré une croissance, tandis que le secteur tertiaire a enregistré une récession.
Dévoilant les difficultés du Cniecg, le directeur général de cette structure, M. Hervé Pascal Ndongo, a déploré le ralentissement des activités. «A ce jour, en matière d’organisation, les organes de gouvernance, notamment le comité de direction et les directions des informations économiques, des systèmes d’information, du conseil et de la formation ainsi qu’administrative et financière, ne sont pas encore mis en place. Cela ralentit le travail des activités du centre», a-t-il ajouté.

«Quatre points méritent une attention particulière, à savoir la mise en place des organes de gouvernance, le déblocage du paiement du marché lié aux démarrage des activités de la centrale de bilan des entreprises congolaises, le renforcement des capacités humaines et la réhabilitation et l’équipe du siège du Cniecg», a-t-il fait savoir.
La direction générale de l’économie fournit les éléments nécessaires dans le cadre des discussions avec le Fonds monétaire international (Fmi), pour savoir si la conjoncture sera favorable ou non, et dans l’élaboration des plans de relance ou de redressement, a-t-on noté.
Le Cniecg a été créé par la loi n°33-2018 du 5 octobre 2018. Il est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est une centrale de bilan d’informations économiques fiable et un centre d’expertise et de référence de l’Etat en matière de conseil de management, d’information et de formation professionnelle au Congo, a-t-on appris. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)











