BRAZZAVILLE, 13 JAN (ACI) – Le premier ministre chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, a procédé le 12 janvier à Brazzaville, à l’inauguration du siège du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat (Figa), lors du lancement officiel des activités du Figa.
Le Figa est proposé pour apporter tant soit peu des solutions aux multiples problèmes de financement, de garantie et d’acompte Tpe, Pme et l’artisanat. Une sorte d’incubateur d’accès au financement auprès des banques et des microfinances. Il s’inscrit dans la vision de propulser la culture entrepreneuriale en République du Congo.
Le Figa aura entre autres missions, de soutenir les projets de création d’entreprise et de l’artisanat dans le montage des dossiers financiers, en particulier les plans d’affaires, garantir les crédits d’investissements consentis par les établissements bancaires et de crédits aux très petites, petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, négocier et nouer des partenariats avec tout organisme intervenant dans l’appui à la création et au développement des entreprises et de l’artisanat et créer un cadre propice à l’émergence du tissu dense et diversifié des Tpe, Pme et Me et au développement de l’artisanat.
Le Figa, indique-t-on, est doté d’un fonds initial dont le montant est fixé à 15 milliards conjointement par le ministre de tutelle et le ministre chargé des finances. Les ressources du Figa comprennent de 20% de la taxe unique sur les salaires, des produits de ses prestations, les financements des partenaires, des dons et legs.
Dans son discours de circonstance, la ministre des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Mme Yvonne Adelaïde Mougany, a déclaré que le lancement officiel des activités du Figa est l’aboutissement d’une histoire décennale remplie de défis qu’il a fallu relever, l’un après l’autre, patiemment et parfois avec l’obstination d’une forte conviction d’être dans le droit chemin.
Pour elle, c’est aussi et surtout le début d’une aventure, au sens noble du terme, espérée au regard des enjeux que cette structure doit affronter et des attentes qu’elle doit combler. Il est attendu du Figa une contribution significative pour booster le rythme de naissance et le taux de pérennisation des très petites, petites et moyennes entreprises congolaises.
«Plus que jamais auparavant, notre économie a vitalement besoin d’entreprises, nombreuses, fortes et dynamiques, capables de créer des emplois décents et des richesses de plus en plus importantes pour sortir le pays de la crise économique, financière et sanitaire», a-t-elle soutenu. (ACI)











