BRAZZAVILLE, 26 AOUT (ACI) – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Mme Edith Delphine Emmanuel, a annoncé, le 24 août à Brazzaville, que 25% du budget de l’Etat seront affectés à la recherche scientifique et à l’innovation technologique, afin de soutenir les infrastructures et la formation des chercheurs et des étudiants.
Elle a fait cette annonce au lancement du projet «Renforcement des systèmes de science technologie et innovation (Sti) pour le développement durable en Afrique», organisé par l’Unesco.
Lançant les travaux de cet atelier en présence de la représentante de l’Unesco au Congo, Mme Fatoumata Barry Marega, la ministre en charge de l’enseignement supérieur a souligné que ce projet permettra d’améliorer qualitativement la politique du Congo en matière de recherche scientifique.
«L’Afrique que nous voulons» est le thème mobilisateur de l’agenda 2063 qui s’arrime aux objectifs du développement durable et qui place les sciences, la technologie et l’innovation à l’épicentre du développement social et économique de l’Afrique et des états africains» a-t-elle poursuivi.
Ainsi, elle a souligné la raison d’être des systèmes de science, technologie et innovation (Sti). «Les Sti contribueront à terme à la réalisation de six domaines prioritaires, à savoir l’éradication de la faim et la réalisation de la sécurité alimentaire, la prévention et la lutte contre les maladies, la communication entre les états au moyen de la mobilité physique et intellectuelle, le vivre ensemble et la création des richesses», a fait savoir Mme Emmanuel.
Selon elle, les Sti ne seront en mesure d’atteindre ces objectifs que si des réformes indispensables sont réalisées. Celles-ci ne pourront être atteintes que grâce à un certain nombre de piliers.

Le premier pilier concerne la volonté politique et la conscience en la capacité intellectuelle des fils et filles du continent et du Congo. En république du Congo, cette volonté existe incontestablement, a-t-elle souligné. C’est ainsi que le renforcement du capital humain constitue l’un des objectifs à atteindre à court et à moyen terme, c’est pour cette raison l’Etat allouera 25% de son budget à la science pour soutenir la recherche scientifique.
Le second pilier, a-t-elle dit, est la réorganisation des infrastructures des Sti dans les Etats et la mise en place d’un environnement favorable aux Sti et à la culture de la science solide.
Cet atelier marque aussi la base de l’élaboration de la politique scientifique et de la stratégie sectorielle, conformément aux agendas 2030 des Nations unies et 2063 de l’Union africaine (Ua), dont les principaux axes sont repris dans le programme national de développement de la république du Congo, permettant aux hommes et aux femmes des sciences de mieux aborder les questions en matière de Sti.
Pour sa part, la représentante de l’Unesco a fait savoir que ce projet est destiné à constituer des référentiels de gouvernance technique pour soutenir la pratique et la recherche scientifique, ainsi qu’à baliser les interactions entre la science et la société. A son avis, cela faciliterait la création d’une communauté du savoir et des valeurs partagées, en vue de la promotion d’une science ouverte et d’un libre accès aux résultats de la recherche.
La science, la technologie et l’innovation sont indispensables à la réalisation de l’agenda 2030 des Nations unies, particulièrement pour ce qui concerne ce projet, et des objectifs du développement durable qui couvrent la transversalité des 10 thèmes de la recommandation de 2017, a poursuivi Mme Fatoumata Barry Marega.
Le projet «Renforcement des systèmes de science technologie et innovation (Sti) pour le développement durable en Afrique» s’articule autour de deux aspects essentiels, à savoir la collecte des données et de cartographie ainsi que l’identification des besoins de développement et de plaidoyer pour un écosystème scientifique intégré et plus humaniste, orienté vers l’amélioration des conditions de travail des chercheurs, tout en créant des ouvertures vers une coopération et une diplomatie scientifique.
Ce projet couvre 6 pays, dont le Congo, le seul pays francophone. Au terme de la cérémonie de lancement dudit projet, du matériel de visioconférence a été mis à la disposition du ministère en charge de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique par l’Unesco, afin que les chercheurs scientifiques congolais aient accès aux données et à l’information scientifique en temps réel. (ACI/Audrey Sounguika)











