Congo/Société : Les femmes vivant avec un handicap outillées pour défendre leurs droits

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Photo de famille des participants au séminaire

Brazzaville, 28 Mars (ACI) – Le Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap (Ccpvh) a organisé, le 27 mars à Brazzaville, une séance de sensibilisation à l’intention des femmes en situation de handicap sur les dispositifs juridiques protégeant leurs droits, notamment la loi «Mouebara » et la loi n°18-2025 du 25 juillet 2025.

Intervenant à cette occasion, le secrétaire exécutif permanent du Ccpvh, M. Bakary Taraoré, a souligné que ces instruments juridiques constituent des leviers essentiels pour garantir l’égalité des chances et promouvoir l’inclusion sociale et économique des femmes, en particulier celles vivant avec un handicap, souvent marginalisées dans des secteurs, tels que l’éducation, la santé et l’emploi.

« Aujourd’hui, la femme vivant avec un handicap doit se considérer comme une actrice de son présent et de son avenir », a-t-il déclaré, invitant les bénéficiaires à s’approprier ces textes afin de mieux défendre leurs droits.

A cette occasion, il a également encouragé les partenaires techniques et financiers à poursuivre leur appui, en vue de renforcer les initiatives en faveur de cette catégorie sociale et de consolider les actions multisectorielles.

Le bureau exécutif lors de la cérémonie

Pour sa part, la deuxième secrétaire du Ccpvh, Mme Joël Annièle Poaty Tchibinda, a insisté sur la situation particulière des femmes vivant avec un handicap, désormais « doublement protégées » par ces deux lois. Cette protection couvre à la fois les violences basées sur le genre et les abus liés au handicap, dont les cas de défaillance parentale.

Selon elle, la poursuite des campagnes de sensibilisation reste nécessaire face à la persistance des violences et des discriminations. «La loi Mouebara protège toutes les femmes sans distinction. Toutefois, des cas de maltraitance subsistent, d’où la nécessité de continuer à informer et sensibiliser », a-t-elle indiqué.

S’agissant de la loi n°18-2025, Mme Poaty Tchibinda a précisé qu’elle marque une avancée significative dans la protection et la promotion des droits des personnes vivant avec handicap. Révisée après plusieurs décennies, elle intègre les évolutions sociales et les engagements internationaux du Congo en matière de droits humains.

Les participants au séminaire de sensibilisation

Par ailleurs, elle a appelé l’ensemble de la population à respecter ces textes et à promouvoir une société plus inclusive, précisant que toute personne reconnue coupable de discrimination à l’égard d’une personne vivant avec un handicap s’expose à des poursuites judiciaires. « Même au sein de la famille, un parent qui discrimine son enfant en situation de handicap peut être poursuivi », a-t-elle averti.

De son côté, Mme Marie Virginie Bouanga, membre du Groupement des intellectuels et ouvriers handicapés du Congo, a salué la tenue de cette activité. Elle a relevé que cette sensibilisation lui a permis de mieux comprendre certains mécanismes juridiques, notamment l’article 48, qu’elle pourra désormais invoquer pour défendre ses droits.

Cette séance de sensibilisation s’inscrit dans le cadre des manifestations liées à la Journée internationale de la femme, visant à mieux informer les participantes sur leurs droits et à renforcer leur autonomie. (ACI)

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