BRAZZAVILLE, 19 NOV (ACI) – L’Union européenne (Ue) a organisé, le 16 novembre dernier à Brazzaville, une séance de dégustation des produits locaux bio, produits par les agriculteurs congolais, en vue de les valoriser.
Il s’agit notamment des fruits de la terre, de la ferme et des étangs présentés par les chefs cuisiniers Honor Toudissa et Yvette Ngongo, grâce aux projets de Mindouli, d’Essor et de Récafip.
Au menu de cette restitution culinaire, ils ont également mis en valeur des produits dérivés du manioc, du poulet de chair, du porc, des jus de fruits, des légumes, du couscous à base de gari, et quelques variétés de confitures faites de patates douces, d’oseille, de safous et d’ananas.
S’exprimant à cette occasion, le représentant de l’Ue au Congo, M. Raul Mateus Paula, s’est dit satisfait d’offrir une vitrine desdits produits aux producteurs. A son avis, il est important de mettre en valeur les produits du terroir de la Bouenza et du Pool, pour la diversification de l’économie à l’ère où le pétrole n’a plus d’avenir.
«Nous avons des Ong qui soutiennent la filière bio. A Brazzaville, on trouve difficilement le poulet de chair. Ceci montre que l’on peut bien se nourrir au Congo à partir de la production locale. En effet, ces produits à base de manioc, transformés de façon artisanale ont une croissance annuelle de 20% en volume», a dit le représentant du Programme alimentaire mondial (Pam), M. Jean Martin Bauer.
A ce propos, il a souligné la nécessité de soutenir cette croissance pour accélérer la mise en place des produits locaux dans les grandes villes du Congo au niveau des commerces, des supers marchés pour qu’ils soient améliorés sur le plan nutritionnel et bénéfiques aux enfants malnutris.

Par ailleurs, M. Bauer a souhaité que des investissements en matière d’encadrement, de formation et de suivi soient faits à l’endroit des communautés, afin de développer une chaîne alimentaire inclusive.
Selon elle, le Congolais désireux de manger bio est confronté aux problèmes de prix. Cependant, «si les produits importés sont moins chers que les produits locaux, il n’y aura pas de concurrence. Le coût de transport et de stockage fait défaut», a-t-elle ajouté.
De son côté, Mme Dorcas Koualou, transformatrice agroalimentaire depuis trois ans, a fait part de quelques difficultés rencontrées sur la vente de ses produits, notamment le désintéressement des Congolais vis-à-vis de ses produits locaux. Ces derniers pensent que les produits locaux sont de mauvaise qualité et ne sont pas contrôlés, a-t-elle déploré. (ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)











