BRAZZAVILLE, 15 MAI (ACI) – Le préfet de Brazzaville, M. Pierre Cebert Ibocko-Onangha, a demandé, le 14 mai à Brazzaville, aux autorités congolaises l’installation d’un service de santé au port de Yoro, dans le 7ème arrondissement de la ville capitale, afin de contrôler sanitairement les populations en voie de se mouvoir vers l’île Mbamou, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19.
”La fermeture des frontières ne permet plus la communication physique entre les sujets de la République démocratique du Congo et ceux de l’île Mbamou. Malheurement, du côté de Brazzaville, le port de Yoro présente un risque pour les habitants de cette île, dû, entre autres, au trafic de marchandises et de vivres à partir de la capitale”, a expliqué M. Ibocko-Onangha lors de sa visite sur ladite île.
En effet, les populations prennent des embarcations pour l’île, sans être contrôlés au préalable. Dans ces conditions, il est difficile d’identifier toute personne atteinte de Covid-19 ou celle qui ne l’est pas, a poursuivi le préfet de Brazzaville.
A ce propos, ce dernier a instruit le préfet du district de l’île Mbamou, M. Joël Ngatsongo, a former des cellules d’éveil pour lutter contre la propagation du Covid-19, dès lors qu’aucun cas de contamination n’y a pas encore été enregistré.
Au cours de sa visite, M. Ibocko-Onangha a sensibilisé les habitants de 24 villages de l’île Mbamou sur les dangers de la maladie et sur les mesures barrières édictées par le gouvernement, notamment le port obligatoire du masque.
Dans ce cadre, il a fait un don de 6.000 masques à la population de cette île pour remplacer les bavettes de fortune fabriquées à base de feuilles de manguier. (ACI)











