BRAZZAVILLE, 03 MAI (ACI) – Le président de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (Cstc), M. Bello Bellard, a exhorté, le 1er mai à Brazzaville, le gouvernement à tout mettre en œuvre pour trouver des solutions idoines susceptibles de soulager les nombreux maux dont souffrent les travailleurs actifs et non actifs.
Il a fait cette exhortation dans la déclaration de cet organisation syndicale, lue lors du défilé marquant la 137ème fête des travailleurs. En effet, les travailleurs congolais sont confrontés à plusieurs problèmes, entre autres la non publication du texte portant relèvement du minimum salarial de la Fonction publique à 80.600 Fcfa, le non traitement de façon diligente des dossiers des retraités qui empêche d’aboutir au paiement de leurs pensions à date échue et la non tenue régulière des Commissions administratives paritaires (Capa).
Outres ces problèmes, d’autres situations s’ajoutent, à savoir le non-paiement des pensions des retraités, la dette intérieure commerciale ainsi que la situation des personnels de la société Ecair, de la Société des transports publics et urbains (Stpu) et ceux de la Société des pavées du Congo (Spu), a-t-il rappelé.
Face à ces situations, la Cstc a réitéré son appel au gouvernement, afin qu’il prenne les dispositions nécessaires à la résolution plausible de nombreuses préoccupations sociales des travailleurs.

A ce propos, la Cstc s’est engagée à œuvrer pour le mieux-être des travailleurs congolais en privilégiant le dialogue qui, selon M. Bello Bellard, est le gage d’un climat social durable pouvant apporter un équilibre sûr et susceptible d’aider le pays à sortir de la crise en apothéose. «Nous devrons observer une attitude responsable pour ne pas céder à la frilosité qui pourrait nous gangréner nous-mêmes», a-t-il dit.
Concernant la situation des cotisations sociales des sociétés de la sous-traitance et des prestations de services, la Cstc a recommandé à l’administration publique d’effectuer des contrôles réguliers de ces entreprises et, en cas de défaillance de celles-ci, la responsabilité des sociétés donneuses d’ordre sera engagée dans le règlement des sommes dues au titre des cotisations sociales.
S’agissant de la situation des sociétés en Autorisation temporaire d’exercice (Ate), la Cstc a appelé à la mise en place d’une commission de l’administration publique qui procéderait aux en quêtes aux fins de clarifier la situation des entreprises et de sanctionner celles qui sont en situation irrégulière. De même, le recours au personnel doit obéir strictement aux dispositions de l’article 73 du code du travail, a souligné la Cstc.
A propos du recours à la main d’œuvre étrangère au sein des entreprises du secteur pétrolier, cette confédération a demande que le salarié étranger, en entrant au Congo pour y exercer, puisse disposer au préalable de son contrat de travail signé régulièrement, en application des dispositions combinées des articles 27 et 28 de la loi n°22/88 du 17 septembre 1988.
Au terme du défilé, la Cstc a remis des diplômes à un échantillon de six agents de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (Arpce). Par ailleurs, cette agence a donné au président de cette formation syndicale les clés du siège de la Cstc réhabilité et connecté au réseau électronique.
La Cstc est le syndicat le plus représentatif au Congo, avec plus de 2.400 délégués. Elle couvre près de 70% des travailleurs du Congo, a-t-on rappelé. (ACI/Berninie Dédé Massamba)











