Bejing, 17 Nov (ACI) – L’ancienne consule de la Chine en France, ancienne chargée de projet supérieure de l’Agence canadienne de développement international (Acdi), Mme Yang Baozhen, a invité les porteurs de projets locaux à recourir au financement du fonds de coopération Sud-sud, en vue de participer activement à la croissance économique du continent.
Lors d’une session thématique tenue, le 13 novembre dernier à Beijing en Chine sur le thème « Comment la Chine met en œuvre le programme de développement durable à l’horizon 2030 », Mme Yang Baozhen a expliqué que l’accès au financement de ce fonds d’origine chinoise se fait par l’intermédiaire de ses organismes partenaires.
« Les demandeurs peuvent déposer leurs projets au sein des représentations locales des organisations des Nations unies, telles que “ONU femme’’ le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud)… ou encore à l’ambassade de la Chine », a-t-elle précisé.
Concernant l’éligibilité, elle a indiqué que seuls les projets répondant aux objectifs de développement durable tels, que la lutte contre la pauvreté et la faim, ainsi que les projets intégrant la participation des femmes sont susceptibles de recevoir un financement.
De plus, l’ancienne chargée de projet a insisté sur la proposition de « petits projets », n’excédant pas un besoin de 15 millions de Yuans, pour en garantir la validation. A cet effet, elle a recommandé aux demandeurs de miser sur une conception de projets solides se basant sur un objectif pertinent et des résultats inclusifs, tout en prévoyant un budget avec une marge de 10% de risques.
Depuis sa création en 2015, lors du sommet des Nations unies sur le développement, le fonds de coopération Sud-sud a soutenu plus de 130 projets dans 50 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. En 2021, le Président Xi Jinping a augmenté son investissement d’un milliard de dollars supplémentaire, rappelle-t-on. (ACI)

