Brazzaville, 13 Jan (ACI) – Au total 308 promus dans les structures opérationnelles de la Présidence de la République, notamment la Direction générale de la sécurité présidentielle (Dgsp) et la Garde républicaine (GR), ont porté le 10 janvier dernier à Brazzaville, leurs insignes de grade pour le compte du 1er trimestre 2026.
Au cours de cette cérémonie placée sous les auspices du conseiller spécial du Président de la République, directeur général de la Dgsp, le général de brigade, Serge Oboa, 7 colonels, 13 lieutenant-colonel, 9 commandants, soit 29 officiers supérieurs, ont porté leurs grades en présence de plusieurs autorités militaires et de leurs familles respectives.
De même, 60 officiers subalternes ont été promus à cette occasion. Il s’agit de 25 capitaines, 35 lieutenants. Deux adjudants-majors, 97 adjudants-chefs, 76 adjudants et 44 sergent-chef, soit un total de 219 sous-officiers.
Dans son mot de circonstance, le général Oboa, a indiqué que cette cérémonie était remplie de symboles, du fait qu’elle était la toute dernière qu’ils ont patronné sur le mandat du Président de la République qui se termine en mars prochain.
Un autre symbole, a-t-il dit, c’est le fait que cette promotion de grade soit la première avant l’échéance majeure de mars prochain.
Rappelant l’instruction du Président de la République, Chef suprême des armées, lors de son adresse au réveillon d’armes de 2025 qui stipulait, « Les élections devront se dérouler dans la paix, la quiétude et la transparence », le directeur général de la Dgsp a demandé aux nouveaux promus d’intérioriser cette instruction, parce que toute la Force publique a le devoir et l’obligation d’accompagner les institutions de la République dans cette échéance à venir.
Dans ce cadre, le directeur général de la Dgsp a exhorté la population à ne pas troubler l’ordre public. Cependant, a-t-il estimé, ceux qui penseront qu’ils sont lésés, la République a mis en place un cadre pour les revendications. « Un match se joue au stade, pas dans la rue. Le stade ici représente les urnes », a-t-il fait savoir.
Dans 11 jours, a-t-il annoncé, ses services vont lancer une opération de quatre mois pour trac des criminels et des bandits qui sévissaient dans les quartiers. « Nous sentons actuellement dans nos quartiers, que nos mamans, sœurs, et enfants essayent de vaquer librement à leurs occupations. C’est ce que la République veut, mais on n’a pas fini. Nous irons jusqu’au dernier retranchement du dernier bandit », a-t-il martelé.

Dans le cadre de l’opération ‘’Zéro Kuluna’’ qui consiste à traquer les bandits, le général Oboa a précisé que cette opération s’exécute sur la base des renseignements. « Nous ne prenons pas n’importe qui. Nous avons les renseignements, les moyens humains et matériels pour traquer les bandits », a-t-il souligné.
A cet effet, il a demandé aux parents qui voudront faire leurs revendications, de les faire, dans leurs parcelles et non dans les rues. Ceux qui oseront le faire dans les rues seront traqués parce qu’ils seront qualifiés de complices de leurs enfants criminels, a-t-il notifié. « Ceux qui seront interpelés subiront la force de la loi sans état d’âme, quel que soit votre rang et votre qualité. Gardez vos enfants dans les maisons », a-t-il exhorté.
La pagaille ne sera pas tolérée, ceux qui vont organiser des meetings dans leurs parcelles seront dans leur droit, mais sans nuisance sonore, sinon ils seront arrêtés, a-t-il conclu. (ACI)

