Brazzaville, 20 Jan (ACI) – L’Union des femmes des médias du Congo (Ufemco) a organisé, le 17 janvier à Brazzaville, une exposition photographique intitulée «Femmes des médias du Congo, histoire en images», mettant en avant plusieurs figures emblématiques.
Il s’agit notamment de Mme Félicité Safou-Safouesse, première speakerine africaine ayant évolué à la Radio équatoriale africaine, puis à la Radio et Télévision du Congo. Elle fut également fondatrice de la revue « La Congolaise ».
Mme Alexandrine Mbemba, de l’Agence congolaise d’information (Aci), Mme Pauline Tsik présentatrice à télé Congo, Mme Marna Mankéne première femme directrice de l’information à Vox TV, et l’opératrice de prise de vue de la chaîne de télé, Mme Christelle Ondongo.
S’exprimant à cette occasion, la secrétaire générale de l’Ufemco, Mme Gloria Imelda Lossele, a indiqué que cette initiative culturelle et mémorielle constitue un hommage aux femmes et hommes des médias qui, par la plume, la voix et l’image, ont contribué à la construction de l’identité nationale et à l’évolution de la société congolaise.
« Les médias ont toujours été des témoins privilégiés de l’histoire du Congo, accompagnant les grandes étapes politiques, sociales et culturelles du pays, avec une présence constante et déterminante des femmes», a-t-elle souligné.
Mme Lossele a exhorté les participants à s’engager pour la préservation de l’histoire des médias congolais, considérée comme un patrimoine commun et un levier de transmission pour les générations futures.

Au-delà de la valorisation de l’histoire, l’Ufemco a plaidé en faveur de la réhabilitation de l’ancien bâtiment de la télévision nationale, jugé vétuste mais doté d’une forte valeur symbolique et historique, qui abrite depuis 2020 des archives audiovisuelles, a interpelé l’archiviste et réalisateur, M. Hssim Tall Boukambou.
De son côté, l’assistante à la Maison des archives, Mme Sabia Chouartizia, a appelé à une prise de conscience collective, notamment de la part des générations aînées, afin d’éviter la disparition du patrimoine historique et audiovisuel du pays.
De même, elle a invité le public à visiter les espaces d’archives pour mieux appréhender la valeur de cette mémoire nationale.
Au terme de la cérémonie, les participants ont salué la qualité journalistique du documentaire, tant sur le fond que sur la forme, en encourageant les femmes journalistes à croire en leur potentiel et à s’affirmer dans un métier souvent perçu comme difficile d’accès.

Prenant la parole, Mme Lannisane O’Toole participante à la cérémonie, a plaidé pour la mobilisation de moyens supplémentaires en vue de développer une série de documentaires retraçant l’ensemble des parcours ayant contribué à la construction de l’histoire des médias au Congo, tout en exprimant son engagement personnel à soutenir cette démarche.
Placée sous le signe de la mémoire, de la transmission et de la reconnaissance, cette première édition avait pour objectif de mettre en lumière les parcours des femmes des médias, de valoriser le journalisme, de promouvoir la mémoire des femmes professionnelles du secteur et de renforcer la transmission intergénérationnelle.
Cette exposition a été couplée à la projection d’un film documentaire «Les medias du Congo: une histoire et un héritage à transmettre» consacré à l’histoire des médias congolais.
Réalisé par le promoteur de Kokutan’Art, M. Lebon Chansard Ziavoula, en collaboration avec le réalisateur congolais Therance Ralff Lyliann, le film documentaire de 37 minutes se veut une source d’inspiration pour les jeunes générations. Il retrace le parcours d’une jeune journaliste partie à la recherche de l’information afin de reconstituer l’histoire des médias au Congo depuis l’indépendance. (ACI)

