Congo/Environnement : Le pays renforce sa résilience face aux catastrophes naturelles et climatiques

Brazzaville, 21 Jan (ACI) – La République du Congo a présenté, le 19 janvier dernier à Brazzaville, le document de la Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques de catastrophes (Snpgrc) à l’horizon 2030, destinée à renforcer la résilience du pays face aux catastrophes naturelles, climatiques et autres aléas majeurs.

D’un coût global estimé à 22,8 milliards de francs CFA, ce plan d’action vise à réduire les pertes en vies humaines, les dégâts matériels ainsi que l’impact des catastrophes sur les services économiques, sociaux et environnementaux, a indiqué le directeur de l’Écologie et des ressources naturelles au ministère en charge de l’Environnement et du Développement durable, M. Narcisse Ofoulou.

Sa mise en œuvre s’appuiera sur une plateforme nationale de gestion des risques de catastrophes, un comité interministériel, ainsi que sur l’implication des ministères sectoriels, des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des communautés locales.

La Snpgrc repose sur quatre priorités majeures notamment la compréhension des risques, le renforcement de la gouvernance, l’investissement dans la résilience et l’amélioration de la préparation et de la réponse aux catastrophes. Elle est en cohérence avec les objectifs du Plan national de développement 2022-2026.

Une attention particulière est accordée aux groupes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les populations autochtones, plus exposés aux effets des catastrophes, à travers des mesures visant à renforcer leur protection, leur participation et leur résilience.

Les participants à la cérémonie de présentation

Outre ce document, le pays a également présenté la Stratégie et le Plan d’action nationaux pour la biodiversité 2025-2030. Leur mise en œuvre sera assurée par une cellule de gestion et un comité consultatif national, pour un budget estimé à 25,7 milliards de francs CFA.

Cette stratégie vise notamment à réduire la perte de biodiversité, à accroître l’extension des zones protégées et restaurées et à renforcer la résilience des populations, en perspective de la vision 2050 consistant à vivre en harmonie avec la nature. Elle est structurée autour de cinq axes stratégiques, elle décline 25 cibles nationales, 145 actions et 163 indicateurs.

Alignée sur la Convention sur la diversité biologique, le Cadre mondial de Kunming-Montréal et les nouvelles lois nationales sur le développement durable et l’environnement, elle ambitionne d’assurer, à l’horizon 2030, une gestion durable, équitable et inclusive des ressources biologiques.

Intervenant à cette occasion, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Mme Arlette Soudan Nonault, a rappelé que la biodiversité ne relève pas uniquement de l’éthique environnementale, mais qu’elle est au cœur des chaînes de valeur, notamment dans les secteurs du bois, de l’agriculture, de l’eau, de la pêche et de l’écotourisme.

Elle a insisté sur les risques majeurs auxquels sont exposées les entreprises en cas de dégradation des écosystèmes, appelant à une intégration progressive de la biodiversité dans les stratégies entrepreneuriales à travers l’évaluation des impacts, la réduction des pressions et la compensation écologique.

La cérémonie de présentation a réuni des membres du gouvernement, des représentants du système des Nations Unies, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile. (ACI)

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