Brazzaville, 22 Jan (ACI) – Le gouvernement , réunit en conseil des ministres le 20 janvier à Brazzaville, a approuvé le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo.
Présenté par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, en charge de la réforme de l’Etat, M. Luc Joseph Okio, ce projet de loi a pour vocation à remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995 portant réorganisation du système éducatif modifiant la loi scolaire du 6 septembre 1990 devenue caduque.
Il apporte plusieurs innovations, entre autres la création du Haut conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche (Hcenfr), placé sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso et l’obligation de la troisième année cycle préscolaire afin de permettre aux jeunes enfants de mieux intégrer le cours préparatoire.
De même, ce projet institue un cours préparatoire unique de CP, faisant passer la durée de l’enseignement primaire de six à cinq ans. Le Certificat d’études primaires (Cep) remplace le Certificat d’études primaires élémentaires (Cepe).
En outre, la nouvelle loi institue le contrôle continu dans la classe de CM2 en lieu et place d’un examen dont l’organisation, le déroulement et le financement seraient de la compétence de la direction des examens et concours.
Cependant les deux cycles de l’enseignement secondaire général demeurent à savoir le premier cycle d’une durée de quatre ans et le second cycle d’une durée de trois ans. La fin de chacun de ces cycles est toujours sanctionnée par le Bepc et le Baccalauréat.
Selon la nouvelle loi, le Brevet de technicien supérieur (Bts), diplôme de l’enseignement supérieur, est consacré dorénavant comme diplôme d’Etat. Le Système international dit Licence-Master-Doctorat (Lmd), déjà en vigueur à l’Université Marien-N’gouabi (Umng), est étendu à l’ensemble du système d’enseignement supérieur.
Les curricula par contre concernent la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote, valeurs indispensables au mieux-vivre ensemble, a signifié le conseil des ministres.
La loi proposée formalise d’une part, les rapports de l’Etat avec les partenaires publics et privés ainsi que les partenaires techniques et financiers, d’autre part définit un cadre légal pour les cantines scolaires.
Selon le compte rendu du conseil de ministres, cette loi a été validée lors des états généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, tenus du 25 au 29 janvier 2024. (ACI)

