Brazzaville, 24 Jan (ACI) – La ministre de l’Économie forestière, Mme Rosalie Matondo a appelé, le 22 janvier à Brazzaville, les directeurs départementaux et cadres à une mobilisation axée sur la performance administrative, la contribution effective des forêts au développement économique et à la lutte contre le changement climatique.
Elle a lancé cet appel lors de la réunion sur le bilan des activités de 2025 et de projection des perspectives de l’année en cours. Les participants ont planché également la valorisation durable des ressources forestières en tant que l’un des piliers indispensable au développement du pays et de la préservation de l’environnement.
A cet effet, Mme Matondo a exhorté les responsables du secteur forestier à agir avec rigueur, méthode et responsabilité, en intégrant pleinement le rôle stratégique des forêts congolaises dans la croissance économique, la séquestration du carbone et la préservation des écosystèmes. Selon elle, cette orientation devra garantir, toutefois, les droits des communautés locales et des populations autochtones.
« Le constat est catastrophique, les directeurs départementaux ont été d’une largesse sans fondement. Nous ne pouvons pas comprendre que les sociétés forestières qui exportent ne versent pas les engagements pris dans le cadre du Code forestier à travers le paiement des taxes », a-t-elle indiqué.
Elle a également instruit la participation active du ministère à la première Foire agricole du Congo, prévue le 5 février, pour promouvoir les produits forestiers ligneux et non ligneux, valoriser les plantations forestières et agroforestières et développer la domestication de la faune sauvage.
«Toutes les directions sous tutelle, doivent participer à cette première édition. Et, vous devez faire intervenir les sociétés forestières pour exposer les échantillons des produits finis, qui peuvent servir dans les ménages, ou les petites et moyennes entreprises », a insisté Mme Matondo.
Concernant les projets financés par les partenaires techniques et financiers, elle a dénoncé les contre-performances ayant conduit à l’arrêt de certains programmes, exigeant désormais un suivi strict, des plans annuels budgétisés et des autorisations préalables de non-objection pour toute dépense.

Mme Matondo a aussi donné des orientations relatives aux indicateurs liés à l’atteinte des objectifs de performance, notamment la culture du résultat, le suivi rigoureux et l’évaluation continue des activités.
Chaque service sous tutelle, a-t-elle martelé, devra élaborer en urgence un plan de travail annuel budgétisé 2026, en précisant les objectifs, les résultats attendus, les indicateurs de performance ainsi que les délais d’exécution.
Enfin, la ministre a interpelé les responsables sur le retard dans l’aménagement des concessions forestières, rappelant l’obligation de conformité au Code forestier sous peine de sanctions, et annoncé un changement de gouvernance dans la gestion des projets forestiers. Elle a encouragé l’ensemble des cadres et agents à faire preuve d’engagement, de volonté et de proactivité pour atteindre les objectifs fixés pour 2026.
« La tâche est certes immense, mais avec une bonne dose d’engagement, de volonté, d’abnégation et de proactivité, nous y parviendrons », a rassuré la ministre.
Par ailleurs, elle a rappelé les instructions du Chef de l’État, M. Denis Sassou – N’Guesso, relatives à la sécurisation et à l’augmentation des recettes publiques, notamment par la digitalisation des régimes financiers et la maximisation des recettes prévues dans la loi de finances 2026, dont les recettes forestières.
La ministre a souligné la mise en service définitive du système informatique de vérification de la légalité forestière, le recouvrement rigoureux des arriérés de taxes dues par les sociétés forestières et l’implémentation effective du partage de production de grumes, incluant la création d’une société nationale chargée de la part de l’État. (ACI)

