Congo/Environnement : Appel à valoriser les savoirs traditionnels pour préserver les zones humides

Brazzaville, 03 Fév. (ACI) – La ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, Mme Arlette Soudan-Nonault, a appelé, le 2 février à Brazzaville, au renforcement et à la généralisation des systèmes de conservation fondés sur les pratiques traditionnelles, afin d’inverser la tendance à la dégradation, et d’assurer la pérennité des zones humides.

Elle a lancé cet appel dans une déclaration rendue publique à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, célébrée cette année sous le thème : « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel ».

À cette occasion, Mme Soudan-Nonault a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la protection des zones humides, notamment les tourbières de la Cuvette centrale, reconnues pour leur rôle essentiel dans la régulation hydrique et le stockage du carbone.

La ministre en charge de l’Environnement a également invité l’ensemble des citoyens à s’impliquer aux côtés de l’État dans la protection de ces écosystèmes, étant donné que la synergie entre actions individuelles, initiatives communautaires et politiques publiques constitue un levier déterminant pour un développement durable et responsable.

Les zones humides constituent des unités naturelles de production indispensables, a-t-elle rappelé, tout en soulignant qu’elles fournissent de l’eau douce, des ressources alimentaires et abritent une biodiversité riche et variée.

Aussi, contribuent-elles à atténuer les phénomènes météorologiques extrêmes et représentent d’importants puits de carbone, notamment à travers les mangroves et les tourbières, réputées pour leur forte capacité de séquestration.

Selon elle, au-delà de leurs fonctions écologiques, ces milieux participent à la création d’emplois durables et façonnent des paysages culturels porteurs d’identité et de spiritualité, mettant en exergue le rôle central des communautés locales et des peuples autochtones dans leur gestion durable grâce à leurs savoirs endogènes.

Cependant, Mme Soudan-Nonault a alerté sur les menaces croissantes sur ces écosystèmes, liées aux pressions anthropiques, à la pollution, à la dégradation des sols et aux effets du changement climatique. À l’échelle mondiale, environ 35 % des zones humides auraient disparu au cours des cinquante dernières années, tandis qu’au Congo, le nombre de zones dégradées serait supérieur à celui des zones intactes.

Elle a fait savoir que la célébration de cette journée vise à sensibiliser les populations et les décideurs publics à l’importance des zones humides, en mettant en avant les bénéfices écologiques, climatiques, hydriques et culturels qu’elles procurent, ainsi que les actions entreprises pour leur conservation.

La République du Congo compte actuellement 14 sites inscrits sur la Liste Ramsar, qui répertorie plus de 2.500 zones humides d’importance internationale couvrant plus de 2,5 millions de km² dans 172 pays. (ACI)

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