Brazzaville, 27 Avril (ACI) – Le Congo et le Cameroun entendent adopter dans les prochains jours, un protocole d’accord de coordination des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières communes, longues de 523 kilomètres, en vue de réduire les interférences et d’améliorer la qualité des services.
Approuvé par les experts en télécommunications des deux pays au terme de travaux techniques, tenus du 6 au 11 avril dernier à Mintom, au Cameroun, cet accord constitue une avancée majeure pour l’amélioration de la qualité des services de télécommunications dans les zones frontalières, longtemps confrontées à des perturbations récurrentes.
La signature de cet accord par les directeurs généraux de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce) du Congo et de l’Agence de régulation des télécommunications (Art) du Cameroun, respectivement MM. Louis Marc Sakala et Philemon Zo’o Zame, va marquer l’entrée en vigueur du texte et le lancement du processus de mise en conformité.
En effet, les populations riveraines des deux pays subissent depuis plusieurs années des désagréments notables, notamment des coupures d’appels, des interférences et une instabilité de la couverture réseau. Ces difficultés résultent essentiellement d’un manque de coordination entre les réseaux mobiles opérant de part et d’autre de la frontière.
Sur le plan technique, le protocole encadre l’utilisation de sept bandes de fréquences comprises entre 700 MHz et 3 800 MHz. Il institue également des zones de coordination géographiquement définies, assorties de limites strictes de couverture transfrontalière fixées à 500, 1 000 et 2 000 mètres, selon les cas.
Les opérateurs des deux pays seront notifiés dans un délai de 30 jours après la signature officielle du protocole et disposeront de 60 jours supplémentaires pour se conformer aux nouvelles exigences techniques.
Cet accord représente le quatrième instrument bilatéral de coordination du spectre conclu par l’Arpce dans la sous-région, après ceux signés avec la République démocratique du Congo (Rdc) en 2021, le Gabon en 2023 et l’Angola, dont les paramètres techniques ont été validés en 2025.
A travers ces initiatives, l’Arpce confirme son rôle de premier plan dans la gestion harmonisée du spectre des fréquences en Afrique centrale, en conformité avec les recommandations de l’Union internationale des télécommunications (Uit). Des discussions sont, par ailleurs, en cours avec la République centrafricaine (Rca) en vue de la conclusion d’un cinquième accord similaire.
Outre les délégations des régulateurs des deux pays, les travaux de Mintom ont réuni, les principaux opérateurs du secteur, notamment Mtn Cameroun, Orange Cameroun et Camtel pour la partie camerounaise, ainsi que Mtn Congo et Airtel Congo pour la partie congolaise. (ACI)

