Brazzaville, 21 Mai (ACI) – Le Conseil national de l’Église kimbanguiste en République du Congo a accordé, le 20 mai à Brazzaville, un délai d’un mois aux groupes dissidents pour mettre fin à toute utilisation du nom, des emblèmes, des armoiries et de l’identité de cette confession religieuse.
Dans une déclaration rendue publique afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale, le conseiller national de cette église, le pasteur Firmin Kazi, a demandé aux autorités administratives, judiciaires et sécuritaires de la République du Congo de veiller au respect des dispositions légales du pays en la matière afin de contraindre ces groupes dissidents à exercer sous leurs propres dénominations, statuts, récépissés et identités juridiques.
« Nous demandons aux autorités compétentes de s’assurer que ces groupes religieux exercent leurs activités sous leurs propres identités, afin d’éviter toute confusion susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la liberté religieuse et à la paix sociale », a-t-il déclaré.
M. Kazi a également a souligné qu’à l’issue du délai d’un mois, l’Église kimbanguiste se réserverait le droit d’engager toutes les procédures administratives et judiciaires nécessaires pour faire respecter son identité, sa légalité et ses droits institutionnels.
A cette occasion, il a exhorté les groupes concernés à renoncer à toute représentation se réclamant de l’Église kimbanguiste, dénonçant une utilisation frauduleuse de son identité ecclésiastique. Il a rappelé que l’Église kimbanguiste ne reconnaît qu’un seul chef spirituel et représentant légal dans le monde, en la personne de Papa Simon Kimbangu Kiangani.
Selon lui, aucun titre de chef spirituel adjoint n’existe dans l’organisation spirituelle et administrative de l’Église, le chef spirituel exerçant sa mission avec l’appui de conseillers et d’organes régulièrement établis conformément aux textes de la confession.
Le conseiller national a, par ailleurs, rappelé que les groupes dissidents se sont séparés de l’Église kimbanguiste depuis plusieurs années pour créer leurs propres organisations religieuses, orientations doctrinales et structures administratives. À ce titre, ils ne peuvent ni se réclamer de l’Église kimbanguiste officielle ni parler en son nom. Car, ils disposent déjà leur propre siège au numéro 87 sur l’avenue Monkolo à la commune de Ngiri-Ngiri à Kinshasa en République Démocratique du Congo (Rdc).
De même, il a réaffirmé que le siège spirituel et international de l’Église kimbanguiste demeure à Nkamba Nouvelle Jérusalem, en République démocratique du Congo, précisant qu’en République du Congo, l’Église est dirigée par le président délégué du collège exécutif national, le pasteur Brice Voltaire Etou Obami et sa direction administrative nationale est établie au n°875 de l’avenue des Trois-Martyrs, au Plateau des 15 ans, dans l’arrondissement de Moungali à Brazzaville, et compte huit paroisses.
Intervenant pour sa part, le pasteur Obami a souligné que cette déclaration vise à préserver l’identité spirituelle de l’Église ainsi que la paix sociale entre les confessions religieuses.
« Dans une mission spirituelle, il ne peut y avoir plusieurs chefs spirituels », a-t-il affirmé, ajoutant que l’Église kimbanguiste demeure « une, indivisible et universelle » depuis sa création.
L’Église de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu a été fondée le 6 avril 1921 à Nkamba, en République démocratique du Congo, par Simon Kimbangu, rappelle-ton. (ACI)

