Brazzaville, 26 Mai (ACI) – Au total quatre personnes dont les âges varient entre 25 et 50 ans, ont été interpellés, le 18 mai dernier à Ewo, dans le département de la Cuvette-Ouest pour détention, circulation et tentative de commercialisation de quatre peaux, d’un crâne et quatre dents de panthère, soit l’équivalent de quatre panthères tuées.
Les quatre individus, indique-t-on, ont été pris la main dans le sac pour les délits de détention, de ces différents organes de la panthère, comme des trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi.
Les enquêtes de cette affaire, a-t-on appris, sont en cours pour le démantèlement de tout le réseau. Les quatre délinquants fauniques ont, pour leur part, reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ce motif va les conduire, sans nul doute, devant le procureur de la République, près le Tribunal de grande Instance (Tgi) d’Ewo.

Ces quatre présumés trafiquants parmi lesquelles figurent un chauffeur, un personnel d’une autorité locale et un pasteur d’une église de réveil, risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA chacun conformément à la loi.
Les trophées saisis, que ces présumés délinquants comptaient revendre, ont été camouflés dans un gros sac de jute contenant des habits et autres effets afin de tromper la vigilance des forces de l’ordre.
Une initiative improductive pour eux, car ils ont été détectés et aussitôt interpellés par les éléments de la région de gendarmerie en collaboration avec les agents de la direction départementale de l’économie forestière de la Cuvette-Ouest en poste à Ewo, avec l’appui technique du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf).
Au Congo, l’article 27 de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 en matière de protection des espèces fauniques stipule, « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des Eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique », rappelle-t-on.
Le commerce illégal de produits de faune conduit inexorablement à l’extinction des espèces animales sauvages à travers le monde, souligne-t-on. (ACI)

