Congo/Education : Lancement des épreuves du baccalauréat général pour 101.856 candidats

Brazzaville, 03 Juin (ACI) – Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, M. Jean-Luc Mouthou, a lancé, le 2 juin à Brazzaville, les épreuves du baccalauréat général, session de juin 2026, auxquelles prennent part 101.856 candidats répartis dans 316 centres d’examen à travers le pays.

Selon le ministre, cette session enregistre une hausse d’environ 6.000 candidats par rapport à l’année précédente. Plus de 55.000 candidats sont inscrits, avec une participation féminine estimée à 55 %.

Toutefois, il a déploré la faible représentation des filles dans la série C, où elles ne constituent que 3 % des effectifs, contre près de 58 % en série D et 38 % en série A.

Après le lancement des épreuves de l’Anglais dans les centres du lycée Chaminade dans le 3e arrondissement Poto-Poto,  de l’école Immaculée conception dans le 5e arrondissement Ouénzé et celui de la du CEG de la Liberté dans le 6e arrondissement Talangaï, s’est félicité du bon déroulement de cet examen d’État sur l’ensemble du territoire national.

« Tout se passe à merveille », a-t-il déclaré à la presse, précisant que les centres ouverts en Angola, notamment à Cabinda et à Luanda, fonctionnent également dans de bonnes conditions.

« Comme les années précédentes, nous avons confiance qu’aucun incident majeur ne viendra perturber la tenue de ces épreuves jusqu’à leur terme », a-t-il ajouté.

Abordant la question de la fraude scolaire, le ministre a reconnu que le phénomène persiste malgré les efforts déployés pour le combattre. Il a indiqué que les moyens sont mis à la disposition du service de la lutte contre la fraude en milieu scolaire afin de d’éradiquer les pratiques frauduleuses qui affectent encore certains centres d’examen.

 « Nous avons eu des retours d’une localité du pays qui pratique encore ce phénomène de transhumants cette année, peut-être ailleurs aussi. Nous travaillons pour éradiquer tous ces phénomènes sur l’ensemble du territoire national de façon à crédibiliser davantage notre examen d’état », a-t-il rassuré.  

Accompagnons son homologue en charge de l’enseignement secondaire, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, M. Rigobert Maboundou, a salué la qualité de l’organisation de cette session du baccalauréat, qu’il a jugée conforme aux standards habituels.

Profitant de cette occasion, il a plaidé pour une plus forte présence des jeunes filles dans les filières scientifiques. Selon lui, le développement du Congo reposera non seulement sur les infrastructures et l’énergie, mais également sur la capacité de ses citoyens à produire des connaissances et des innovations scientifiques.

« L’intelligence permet de mettre à l’espoir de notre pays des personnes créatives qui innovent, développent des start-up, qui font de telle sorte que nous pouvons inventer des logiciels pour améliorer la communication avec notre société », a-t-il dit. Il a ainsi encouragé les élèves à s’orienter vers les séries scientifiques afin de préparer une génération en mesure de  produire des drones ou de concevoir des logiciels, de développer des technologies innovantes, afin de contribuer à la modernisation du pays. (ACI

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