BRAZZAVILLE, 08 JAN (ACI) – L’analyse de la situation économique dans les départements du Kouilou et de Pointe-Noire au Congo laisse entrevoir une baisse des activités dans l’ensemble au cours du 1er trimestre 2021, en raison des effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur les secteurs extractif, manufacturier et des services, selon un document de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).
Le document intitulé «Résultat du test de conjoncture perspectives d’évolution de l’activité économique au cours du 1er trimestre 2021», publié le 6 janvier à Brazzaville, précise que cette situation défavorable pourrait être accentuée par la volatilité des cours des matières premières, la persistance de l’atonie de la demande intérieure à cause de la baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Les autres causes de la morosité de cette situation sont liées au spectre d’une seconde vague de contamination au coronavirus et le récurent problème de règlement des fournisseurs étrangers, indique le document de la Beac, agence de Pointe-Noire.
S’agissant du secteur bois, la morosité de la demande internationale en bois tropicaux et les incertitudes liées à l’application du nouveau code forestier n’augureraient pas un rebond à court terme des activités forestières. Au niveau de la pêche maritime, les captures et les prix de ventes de poissons connaitraient une baisse à cause de la diminution des ressources halieutiques en mer et de la baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Quant au secteur du pétrole, les activités d’extraction d’hydrocarbures seraient relativement stables au 1er trimestre 2021 eu égard à la forte volatilité du prix du baril de pétrole brut et à la résurgence de la seconde vague de la Covid-19, générant des problèmes de logistique du personnel et d’approvisionnement de matériels. Selon l’analyse, les contraintes de la règlementation de change et de la loi des finances décourageraient toutes initiatives de développement d’activité.
Les observations du service des études et de la recherche de la Beac de l’agence de Pointe-Noire indiquent que pour le secteur parapétrolier, la crise pétrolière persistante couplée à la crise sanitaire liée à la Covid-19, sont les principaux facteurs qui contracteraient la demande des services pétroliers courant le 1er trimestre 2021.
En outre, la pression fiscale et administrative ainsi que les retards dans l’exécution des transferts à l’étranger pénaliseraient la bonne marche des activités, relève l’analyse.
Pour la raffinerie, une stabilité est prévisible dans la production et les ventes des produits raffinés en local et à l’export au cours du 1er trimestre de l’année en cours ce, nonobstant les difficultés d’approvisionnement en brut Nkossa, générateur de meilleurs rendements en produits blancs, conjugués à la baisse des prix des produits à l’exportation. Des investissements nouveaux sont également prévus, lit-on dans le document.
Concernant le domaine de l’industrie, notamment les brasseries, la Banque souligne que les activités brassicoles seraient stables au regard du niveau des commandes consécutivement à la fermeture de certains points de grande consommation, du rallongement du couvre-feu les jours fériés et le week-end pour se prévenir du risque de la seconde vague du coronavirus.
Dans le cadre de la minoterie, on note une tendance à la stabilité dans l’industrie meunière sur fonds de concurrence accrue et de hausse des prix des matières premières. Cependant, les difficultés inhérentes à l’exécution des transferts en devises pour le règlement des fournisseurs étrangers et du gel des prix homologués par l’État sur tout le territoire, ne tenant pas compte des frais de transport et le coût des péages. (ACI/AMB)











