Monde/Sécurité : Le Congo plaide pour une représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité

Brazzaville, 29 Sept (ACI) – La République du Congo a plaidé, le 28 septembre, pour une réforme profonde du Conseil de sécurité des Nations Unies, estimant que l’Afrique doit disposer d’une représentation correspondant à son poids démographique, géopolitique et historique.

Lisant le message du Président de République, M. Denis Sassou-N’Guesso à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, M. Constant Serge Bounda, a réaffirmé l’attachement du Congo à la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité.

« L’Afrique ne demande pas une faveur, elle demande sa juste place », a-t-il déclaré, rappelant que le Congo, membre du Comité des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité (C-10), entend défendre cette position.

Selon M. Bounda, la réforme des institutions internationales est devenue nécessaire pour adapter le multilatéralisme aux réalités d’un monde multipolaire. Il a appelé à une Organisation des Nations Unies plus inclusive et représentative, dans laquelle les intérêts et responsabilités de l’Afrique seraient pleinement pris en compte.

Le chef de la diplomatie congolaise a également annoncé la volonté du Congo de poursuivre sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2030-2031. Cette candidature, a-t-il expliqué, s’inscrit dans la continuité de l’engagement diplomatique du pays en faveur de la paix, de la médiation et du règlement pacifique des conflits.

Il a notamment cité la contribution du Congo au règlement de la crise angolaise à travers le protocole de Brazzaville de 1988, ainsi que ses initiatives en faveur de la paix en République centrafricaine, en Libye et dans la région des Grands Lacs.

Par ailleurs, le Congo a appelé à des solutions politiques aux crises qui affectent plusieurs régions du monde, notamment en Ukraine, au Moyen-Orient, en République démocratique du Congo, au Soudan et au Sahel.

« La paix n’est pas une faiblesse, la négociation n’est pas un renoncement, le dialogue n’est pas une capitulation », a souligné M. Bounda, réaffirmant la préférence du Congo pour la médiation et le dialogue.

La République du Congo entend ainsi poursuivre son engagement en faveur d’un multilatéralisme rénové et d’une plus grande implication de l’Afrique dans les décisions internationales. (ACI)

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