DOLISIE, 09 MAI (ACI) – Au total quarante Femmes et veuves chefs de ménage ont été formées récemment à Dolisie, dans le département du Niari, sur les droits et les voies de recours, en vue de leur autonomisation.
Cette formation a été donnée lors du séminaire organisé par le cercle pour la renaissance de Dolisie (Credo), en partenariat avec le Programme concerté pluri-acteurs du Congo (Pcpc) et le Comité français pour la solidarité internationale (Cfsi), grâce à l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd).
Durant trois jours, les participantes ont planché sur plusieurs thèmes développés par la direction départementale de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement au Niari. Il s’est agi, entre autres, «Les droits fondamentaux et «Les différentes formes de violences morales, physiques et sexuelles et leurs conséquences».
Au cours de cet atelier, les formateurs se sont apprentis sur les formes de violences telles que les injures, les privations conjugales, l’expulsion du foyer, la maltraitance de la veuve qui sont des violences morales. Le viol, le harcèlement sexuel, l’inceste, les mutilations, le mariage forcé ont été classés dans le registre des violences sexuelles, tandis que les coups et blessures volontaires ont été cités parmi les violences physiques.
D’après le coordonnateur du projet, M. Jean Baptiste Mboumba, cette formation a eu pour objectif principal de rendre les femmes capables de se défendre elles-mêmes, de promouvoir et de renforcer leurs capacités.
De l’avis de la directrice départementale de la promotion de la femme au Niari, Mme Michelvie Ndala, la femme devrait continuer à se battre pour préserver ses droits inaliénables, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et l’égalité des droits des hommes et des femmes.
La convention sur l’élimination de toutes formes de discriminations à l’égard des femmes a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Ratifiée par 20 pays, elle est entrée en vigueur en 1981. Dix ans après son adoption, une centaine de pays se sont engagés à respecter ses clauses, a-t-on rappelé. (ACI)











