Congo-Régulation : Nécessité d’adapter les mécanismes régulateurs aux réalités nationales

Brazzaville, 17 Jan (ACI)-Le directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce) M. Louis Marc Sakala, a souligné, le 16 janvier à Brazzaville, la nécessité d’adapter les mécanismes de régulation aux réalités nationales, face à l’évolution rapide des technologies numériques.

A l’issue des travaux du séminaire sur la politique et la régulation des technologies numériques : «Stratégie et enjeux de la République du Congo», le directeur général de l’Arpce a fait savoir que ces assises ont permis de réfléchir aux mécanismes de régulation des technologies émergentes.

Parmi mécanismes figurent notamment l’Intelligence artificielle (Ia), des systèmes de télécommunications par satellite à basse altitude, tels que OneWeb et Starlink, ainsi que le déploiement de la fibre optique.

«Il était question de voir comment nous pouvons réguler ensemble, nous préparer et définir la stratégie de l’économie numérique de notre pays. Cette stratégie doit nous permettre d’anticiper afin de ne pas subir les évolutions technologiques, (…) », a expliqué M. Sakala.

Malgré des avancées significatives à l’échelle mondiale, l’Afrique demeure souvent en marge des grands blocs technologiques, a-t-il relevé en abordant les défis liés à l’Ia.

En outre, le directeur général de l’Arpce a insisté sur la nécessité pour le Congo de s’aligner sur les pratiques internationales, en développant des capacités propres pour peser dans la gouvernance de ces technologies.

Les officiels et participants au séminaire

Par ailleurs, M. Sakala a annoncé la poursuite des échanges en vue de l’organisation, au mois de février prochain, d’un séminaire de restitution du Livre blanc, volume 3, consacré à la régulation du numérique au Congo.

Clôturant les travaux, le ministre des Postes, des télécommunications et de l’Economie numérique, M. Léon Juste Ibombo, a estimé que les modèles traditionnels de régulation doivent évoluer pour rester pertinents et efficaces face aux mutations technologiques rapides.

Il a également insisté sur l’importance de la coordination institutionnelle, soulignant que la régulation du numérique ne peut être cloisonnée, mais nécessite une action concertée entre le régulateur et les acteurs concernés, fondée sur la coopération et le partage d’informations.

«Réguler ne signifie pas freiner l’innovation, mais plutôt la sécuriser et l’orienter afin de protéger les citoyens, garantir la confiance numérique et favoriser l’émergence d’un écosystème innovant, compétitif et inclusif », a-t-il déclaré.

Les travaux ont également porté sur la gestion des données et de la coordination avec les structures compétentes, notamment la commission en charge des données personnelles mise en place par le Chef de l’État. L’objectif est de renforcer la cohérence des actions publiques et d’élaborer un plan commun répondant aux exigences de sécurité et de protection des citoyens.

Sur le plan opérationnel, plusieurs axes de travail ont été proposés, incluant le renforcement de la coopération entre l’Arpce et l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi). (ACI)

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