Brazzaville, 20 Sept (ACI) – Le responsable des Maladies non transmissibles (Mnt) du bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (Oms Afro), le Dr Koffi Nyarko, a appelé le 17 septembre à Brazzaville, le gouvernement à intégrer la sécurité des patients dans les politiques, programmes et pratiques quotidiens de prise en charge des maladies non transmissibles.
Cette recommandation a été formulée à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, célébrée le 17 septembre de chaque année. En 2026, elle a été placée sous le thème « Des soins sûrs pour les maladies non transmissibles, des soins sûrs pour la vie ».
A cette occasion, le Dr Nyarko a invité les professionnels de santé à bénéficier du soutien nécessaire pour dispenser des soins sûrs et communiquer avec les patients. En outre, il a encouragé les personnes vivant avec des Mnt et leurs familles à participer aux décisions concernant leur santé.
Selon lui, les maladies non transmissibles nécessitent souvent des consultations répétées, des examens médicaux, traitements de longue durée, orientations vers différentes structures sanitaires et parfois des changements de traitement, qui expose les patients à des risques évitables.
Parlant des facteurs susceptibles d’affecter la qualité et la sécurité des soins, le Dr Nyarko a énumeré les retards dans le diagnostic, les erreurs médicales, les insuffisances dans la communication avec les patients et le suivi inadéquat.
Devant ces défis, il a insisté sur le renforcement des soins de santé primaires et l’intégration des services de prise en charge des Mnt proche des communautés, notamment l’approche du « Package of Essential Non-Communicable Disease Interventions » (Pen), qui vise à rapprocher le diagnostic et le traitement des communautés.

S’exprimant à cette occasion, le directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la population, le Dr Donatien Moukassa, a fait savoir que cette célébration constitue un moment de mobilisation collective autour de l’impératif de garantir à chaque citoyen des soins sûrs, efficients, exempts de préjudices évitables et respectueux de la dignité humaine.
Il a souligné que l’édition 2026 revêt une importance particulière face à la progression du diabète, de l’hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires et respiratoires au Congo et dans la région africaine.
En outre, le Dr Moukassa a fait état des avancées enregistrées par le Congo dans le domaine de la qualité et de la sécurité des soins, notamment l’élaboration de la stratégie nationale de la qualité des soins et la vulgarisation de la circulaire relative aux audits des décès dans les hôpitaux.
Ces initiatives, a-t-il indiqué, visent à renforcer la sécurité des prestations sanitaires et à instaurer une culture d’amélioration continue fondée sur les données probantes. (ACI)

