Brazzaville, 28 Mars (ACI) – La croissance économique de la République du Congo pour l’année 2026 est projetée à 5, 3%, contre 3,8% en 2025, a indiqué, le 27 mars à Brazzaville, le président du Comité national économique et financier (Cnef), ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, M. Christian Yoka.
Intervenant à la 1re session ordinaire du Cnef, il a précisé que cette performance est due au rebond de la production pétrolière et au développement du gaz liquéfié, soulignant que cette augmentation est soutenue également par le dynamisme du secteur non pétrolier.
En examinant les modes de financement de l’économie congolaise, le Comité a, en outre, noté une hausse des crédits bancaires accompagnée d’une amélioration de la qualité du portefeuille. Cette évolution reflète notamment une augmentation des crédits accordés au secteur privé dont l’encours atteint 1300,7 milliards de FCFA en progression de 23,0%.
D’après le ministre en charge des Finances, il s’agit là d’un recul à 13,5% des créances, en souffrances contre 16,5% en 2024, et un taux de couverture des créances en souffrances par les provisions en progression à 65,1%, traduisant les efforts d’assainissement du secteur bancaire.
S’agissant du rapport de l’étude relative à l’impact socio-économique des pénuries de carburant et d’électricité, le Cnef a recommandé une large diffusion aux entités concernées en vue de sa finalisation.
Au cours de cette réunion, le comité a félicité le gouvernement pour les avancées enregistrées en 2025 et l’a exhorté à poursuivre la consolidation des reformes structurales afin de renforcer la résilience de l’économie nationale conformément aux décisions issues du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la Cemac, organisé en janvier 2026.
De même, le Comité a approuvé l’exécution du budget 2025 du secrétariat général du Cnef, marqué par une gestion rigoureuse des ressources.
M. Yoka a appelé sa structure à jouer son rôle pour contribuer au financement adéquat de l’économie et améliorer l’environnement des affaires. Cette implication permettra de soutenir les projets structurants lancés récemment dans le pays, à savoir la modernisation du Chemin de fer Congo Océan (Cfco) et les travaux de construction de la route reliant Pointe-Noire et Cabinda en République d’Angola. Cette rencontre a connu la participation de plusieurs personnalités notamment du ministre des Hydrocarbures, M. Bruno Jean Richard Itoua et du ministre de l’Economie, du plan et de l’intégration régionale, M. Ludovic Ngatsé. (ACI)

