Brazzaville, 25 Oct (ACI) – Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et la Banque africaine de développement (Bad) ont appelé, le 24 octobre à Brazzaville, à traduire en actions concrètes les engagements issus de la conférence régionale sur la participation des femmes et des jeunes au commerce, afin de renforcer leur compétitivité et de favoriser la création d’emplois.
À la clôture de cette rencontre de trois jours, la représentante résidente du pnud au Congo, Mme Adama-Dian Barry, a insisté sur l’urgence de mettre en œuvre les recommandations formulées. Elle a estimé que tout retard dans l’opérationnalisation du marché unique africain entraîne des pertes d’opportunités commerciales pour les femmes et les jeunes.
Les priorités retenues concernent notamment le renforcement de l’écosystème entrepreneurial, la facilitation des échanges, l’amélioration de l’accès au financement et à l’information commerciale, ainsi que le développement de chaînes de valeur inclusives et de corridors commerciaux.
La création du réseau Zlecaf Afrique centrale constitue, à cet effet, un cadre de coordination et de suivi des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes de la sous-région.
Mme Barry a exhorté les femmes entrepreneures à renforcer leurs compétences, à améliorer la qualité de leurs produits et à nouer des partenariats pour accéder aux marchés africains. Elle a réaffirmé l’engagement du Pnud à soutenir les États dans le processus d’intégration régionale et les entrepreneures dans leur accès au financement et aux débouchés commerciaux.
On outre, elle a salué l’implication de la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, Mme Jacqueline Lydia Mikolo, dans l’organisation de cette conférence, qui a réuni les gouvernements, les partenaires techniques et financiers ainsi que les femmes entrepreneures autour des enjeux de la Zlecaf.
Pour sa part, le secrétaire général de la Zlecaf, M. Joachim Menem, a plaidé pour la mise en place d’un mécanisme de suivi chargé d’évaluer, d’ici à un an, les progrès accomplis en matière d’accès des femmes et des jeunes aux marchés, de création d’entreprises viables et bancables, de financement et de développement de partenariats commerciaux grâce aux outils numériques.
Il a également appelé à une mobilisation accrue des ressources financières africaines et à une meilleure facilitation de la circulation des personnes et des marchandises afin de dynamiser le commerce intra-africain.
De son côté, la Bad a réaffirmé sa volonté de soutenir la mise en œuvre du protocole de la Zlecaf relatif aux femmes et aux jeunes dans le commerce, notamment à travers l’initiative afawa, qui vise à faciliter l’accès des femmes entrepreneures au financement.
La Banque entend aussi contribuer au développement des infrastructures régionales et des corridors économiques, ainsi qu’à la facilitation des échanges commerciaux.
Les partenaires ont souligné que la réussite de la Zlecaf dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris à Brazzaville, avec la participation des États, des institutions régionales, du secteur privé et des partenaires au développement.
Organisée du 21 au 23 octobre par le ministère en charge du Commerce, sous le thème « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la Zlecaf », la conférence a notamment débouché sur des engagements en faveur de l’élaboration d’une feuille de route 2027-2030 et de la création d’un réseau Zlecaf Afrique centrale.(ACI/Marlyce Tchibinda Batchi)

