Afrique centrale/Numérique : Les jeunes appelés à développer des solutions adaptées aux besoins des populations

Brazzaville, 05 Juin (ACI) – Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’économie numérique, M. Frédéric Nzé, a exhorté, les jeunes startups à développer des solutions adaptées aux réalités locales afin de répondre aux besoins des populations vivant dans les zones les plus reculées du pays.

« Aujourd’hui, il faut passer de l’infrastructure à la création d’emplois et à la valeur ajoutée », a-t-il déclaré à l’ouverture de la 10e édition du Salon international de la Tech et de l’Innovation en Afrique centrale (Osiane), le 2 juin à Brazzaville, placée sous le thème « Construire des écosystèmes numériques à forte valeur ajoutée ».

À cette occasion, M. Nzé a insisté sur l’implication des start-up et des développeurs congolais dans les projets de transformation numérique de l’État. Selon lui, Cette démarche vise à favoriser le transfert de compétences, la création d’emplois qualifiés ainsi que la souveraineté numérique du pays.

Le ministre en charge du Numérique a également évoqué les opportunités offertes par ce domaine, a soulignant la nécessité de développer davantage de contenus et de services à forte valeur ajoutée. « Installer la fibre optique partout ne doit pas seulement servir à consommer des contenus produits ailleurs, mais à créer de la richesse localement », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, M. Nzé a mis en exergue l’importance du numérique dans l’amélioration de l’accès aux services essentiels, notamment dans les zones rurales à faible densité de population, citant en exemple les solutions innovantes déjà expérimentées dans certains pays africains pour faciliter l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation et aux services financiers grâce aux technologies mobiles et à l’Internet des objets.

Salué les études réalisées ces dernières années par la Global System for Mobile Communications Association (GSMA) sur la transformation numérique de l’économie en République du Congo, il précisé celles-ci placent le pays dans une position favorable au sein de la sous-région et du continent.

Il a indiqué que le Congo dispose désormais d’une couverture et d’une pénétration des réseaux suffisamment importants pour engager une nouvelle phase de son développement numérique. Toutefois, il a relevé l’existence d’un écart important entre la disponibilité des infrastructures et leur utilisation effective dans les activités créatrices de richesse.

Abordant le rôle de l’État dans cette transformation, le ministre a indiqué que le gouvernement mise sur la digitalisation des services publics afin d’améliorer la collecte des recettes, la qualité des prestations administratives, la transparence dans la gestion publique ainsi que la rationalisation des dépenses de l’État. « La transformation digitale doit permettre à l’État d’être plus performant, de mieux suivre l’activité économique et d’assurer une fiscalité plus équitable », a-t-il souligné.

Relevant que l’insuffisance de la mobilisation des recettes entraîne une pression fiscale excessive sur certains secteurs visibles de l’économie, notamment les télécommunications, il a reconnu que  d’autres activités demeurent aussi peu ou pas taxées. La modernisation numérique devra ainsi contribuer à corriger ce déséquilibre tout en créant les conditions favorables à l’investissement privé et au développement des entreprises locales.

Convaincu du potentiel du pays dans ce domaine, il a assuré les acteurs de l’écosystème numérique du soutien total du gouvernement afin de faire de Brazzaville, au cours des cinq prochaines années, une référence régionale en matière d’innovation et d’économie numérique. (ACI)

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