Afrique-Centrale/Télécommunications

Brazzaville, 18 Sept (ACI) – Le directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce), M. Marc Sakala, a envisagé, le 15 septembre à Brazzaville, la mise en place, à terme, d’une architecture des télécommunications d’urgence en Afrique centrale, afin de renforcer des communications face aux catastrophes naturelles.

Cette architecture devrait reposer sur la complémentarité des moyens, le partage d’infrastructures et la mutualisation des ressources critiques, tout en respectant la souveraineté de chaque État, a-t-il fait observer à l’ouverture de l’atelier relatif à la validation du Plan national des télécommunications d’urgence (Pntu).

 « Les risques naturels et leurs conséquences ne s’arrêtent pas aux limites administratives de nos États. Une catastrophe majeure peut affecter simultanément plusieurs pays, et nécessiter la mobilisation de moyens provenant des États voisins », a fait savoir M. Sakala lors de cet atelier dont le modèle du Plan a été proposé par l’Union internationale des télécommunications (Uit).

Selon lui, les États doivent se préparer à assurer la continuité des télécommunications lors des situations d’urgence, rappelant que les communications jouent un rôle essentiel dans l’organisation des secours, la réponse humanitaire et l’acheminement de l’aide aux populations sinistrées.

Par ailleurs, il a insisté sur l’apport potentiel des technologies spatiales dans les politiques de communication, d’observation de la Terre, de prévention des risques et de lutte contre les changements climatiques.

Ce Pntu que les pays sont sur le point d’adopter doit permettre d’anticiper les risques, d’identifier les acteurs, de recenser les ressources disponibles et de définir les procédures nécessaires pour garantir une intervention rapide et coordonnée. Il doit également s’appuyer sur un cadre politique, juridique et réglementaire précisant les rôles et les responsabilités des différentes parties prenantes.

Le représentant régional de l’Uit, M. Cosmas Zavaza, a relevé que les télécommunications et les technologies de l’information et de la communication permettent de diffuser les alertes, de faciliter la coordination des secours, d’appuyer la prise de décision et de restaurer les services essentiels.

Pour lui, le modèle de plan proposé constitue une référence adaptable aux réalités nationales. Il repose sur une approche multi-risques, multi-technologies, multi-phases et multi-acteurs, intégrant notamment la réglementation, les infrastructures, les systèmes d’alerte précoce, les communications prioritaires, la formation et la coordination.

Ouvrant les travaux, le directeur de Cabinet du ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, M. Kô Goma, a insisté sur le rôle stratégique de la connectivité dans la gestion des crises et la protection des populations, estimant que la résilience des réseaux constitue désormais une condition essentielle au fonctionnement des services publics dans un monde numérisé.

Organisé par l’Uit, l’Assemblée des régulateurs de télécommunications d’Afrique centrale (Artac) et l’Arpce, cet atelier, tenu les 15 et 16 septembre, a réuni près de 50 experts issus de huit pays d’Afrique centrale pour doter la sous-région d’un cadre commun permettant à ces Etats de protéger  efficacement les populations lors des catastrophes. (ACI)

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