Afrique/Cinéma : Trois films africains au féminin présentés au public

BRAZZAVILLE, 06 SEPT (ACI) – Le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) en collaboration avec les ateliers Sahm ont procédé, le 05 septembre dernier à Brazzaville, à la projection de trois films documentaires, afin de promouvoir les femmes cinéastes.

Cette projection a été faite dans le cadre  de la 1re édition du Festival des films d’Afrique Ô féminin ” Mwassi ”. Il s’agit notamment des films  intitulés «Tissus Blancs », « Chambre n°1 » et « Wakassa, briser le silence  »,

Selon la directrice artistique du Festival, Mme Pierre-Manau Ngoula, ces films documentaires sont des courts métrages d’une durée de 20, à 29 minutes, abordant la thématique de l’évasion entre le Sénégal, la République centrafricaine et La République du Congo.

Le festival est né de la volonté d’aller auprès des populations à travers la projection populaires et accessibles, afin de susciter les envies de créer des ateliers pratiques, pour combler le manque d’école de formation en cinématographie au Congo.

« Ma joie serait de voir émerger une nouvelle génération de spectatrices, des visions, des récits intelligents et réalistes de nos cultures », a-t-elle souhaité.

La projection de ces films s’est ouverte avec les « Tissus blancs » du réalisateur sénégalais, M. Moly Kane, un film qui l’histoire de dame Zuzana enceinte de son amant, mais se marie le lendemain avec un autre homme. Démasquée et confrontée à la fureur de sa mère, elle doit en urgence redevenir la femme qu’on attend d’elle. En parcourant plusieurs endroits pour se faire avorté, elle cherche partout la solution, en étant prête à se mettre en danger pour éviter le rejet familial.

De même, dans « Chambre n°1 », tourné dans une salle de traumatologie à Bangui, dix femmes hospitalisées oscillent entre les rires, la douleur et l’espoir, en invitant le gouvernement de règlementer le secteur des taxis-moto qui causent des accidents de circulations.

A travers son, « Wakassa : briser le silence », la réalisatrice congolaise,  Mme Razia Leila Thiam Mahoumiil, pour sa part, raconte l’histoire de la figure méconnue d’Alice Badiangana, pionnière politique congolaise, en mettant un accent sur les luttes menées face aux violences faites aux femmes.

Intervenant à cette occasion, la Représentante résidente du Pnud au Congo, Mme Adama-Dian Barry a fait savoir que la projection de ces films est un moment de détente autour de la réflexion sur le rôle de la femme dans la société, l’économie ainsi que sur l’apport de la femme dans les différents secteurs.

Le Pnud, a-t-elle dit a accepté d’accompagner les ateliers Sahm pour le lancement de ce festival, en vue de valoriser le génie artistique féminin.

« (…) Les femmes peuvent faire tous les métiers. Il n’y a pas de métier d’homme, il n’y a pas de métier de femme. La compétence n’a pas de sexe, le rêve est permis pour toute la génération que vous représentez », a-t-elle dit. (ACI)

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