BRAZZAVILLE, 1er JUILLET (ACI) – Le Premier ministre congolais, M. Anatole Collinet Makosso, a procédé le 1er juillet à Brazzaville, au lancement officiel de la 13e édition du Cyber Drill Régional pour l’Afrique centrale, en vue de tester la résilience des systèmes d’information face à des scénarios complexes de cyber crise, tout en renforçant la coordination interinstitutionnelle en matière de cybersécurité.
Lors de cette rencontre régionale, les participants vont partager des informations stratégiques, partage d’informations, d’évaluer la maturité des cadres de réponse à l’échelle nationale et régionale, de co-construire une doctrine africaine de la cybersécurité ouverte aux meilleures pratiques internationales, a souligné M. Makosso.
Cette 13e édition vise à renforcer la coopération stratégique entre les États, améliorer la circulation de l’information et de consolider la résilience face aux cybermenaces, notamment en ce qui concerne la protection des infrastructures critiques. Elle constitue également une opportunité pour mutualiser les compétences au niveau régional et préparer les pays d’Afrique centrale à faire face collectivement aux menaces transfrontalières.

A en croire le Premier ministre congolais, à travers cette rencontre, il est essentiel d’instaurer un cadre coordonné d’action en matière de prévention, de préparation, de gestion et de récupération face aux incidents cybernétiques, dans un contexte où les attaques deviennent de plus en plus sophistiquées et fréquentes.
De son côté, le secrétaire général du Conseil national de sécurité, M. Jean-Dominique Okemba, a exhorté les experts en cybersécurité et l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), de la sécurité des systèmes d’information, à jouer un rôle moteur dans cette dynamique. Il a insisté sur le fait que la cybersécurité doit être considérée non plus comme un simple enjeu technique, mais comme un véritable pilier de la souveraineté nationale, indispensable à la continuité des services essentiels.
Selon lui, cette mission ne saurait être accomplie de manière isolée, soutenant que les menaces cybernétiques ne connaissent pas de frontières. La sécurité numérique n’est plus un luxe technique. C’est un pilier de la souveraineté moderne pour garantir la continuité des services essentiels. D’où, la nécessité de protéger les données sensibles afin de faire face aux menaces invisibles mais bien réelles.
Organisé par le ministère congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications (Uit), Interpol, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) et le Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria), cet événement rassemble les experts techniques, les représentants gouvernementaux, les forces de l’ordre, de CERTs nationaux, les agences chargées des infrastructures critiques et de partenaires internationaux de plus de 30 pays africains . (ACI/Nadège Makoubama)

