Brazzaville, 26 fev (Aci) – La Zone de libre-échange continentale africaine ((Zlecaf) est une opportunité en or pour créer un marché unifié qui libère le potentiel des entreprises, dynamise l’industrialisation et crée des emplois, pour transformer l’économique de l’Afrique, a déclaré la directrice de l’intégration régionale à la Banque africaine de développement (Bad), Mme Joy Kategekwa, dans un communiqué parvenu à l’Agence congolaise d’information (Aci).
« L’intégration ne consiste pas seulement à déplacer des marchandises, il s’agit de donner libre circulation aux personnes, idées et opportunités. La Bad favorisera cette dynamique grâce à des appuis et investissements stratégiques », a-t-elle signifié au cours de la table ronde ministérielle africaine sur l’intégration régionale, tenue le 21 février dernier à Casablanca.
La Zlecaf recèle des opportunités pour accélérer l’émergence de l’Afrique grâce à un marché regroupant 1,5 milliard de consommateurs et un Pib cumulé de 3 400 milliards de dollars. Ce marché unifié pourrait, a-t-elle souligné, stimuler le commerce intra-africain de 52 % d’ici à 2035, en facilitant les échanges et en réduisant les barrières tarifaires et réglementaires.
Selon elle, cette intégration dispose de deux leviers clés, notamment l’harmonisation des normes commerciales pour faciliter les échanges et l’investissement dans les infrastructures numériques permettant d’élargir l’accès des Pme aux opportunités du continent.
Mme Kategekwa a aussi plaidé pour une stratégie ambitieuse de co-industrialisation, clé de la souveraineté du continent. « C’est en renforçant nos synergies industrielles que l’Afrique pourra émerger. Grâce aux financements et appuis techniques de la Banque, nous œuvrons à positionner l’avantage comparatif de chacun de nos pays dans les chaînes de valeur du continent », a-t-elle affirmé.
Elle a indiqué que la Bad contribue à renforcer la connectivité régionale au travers du financement de plusieurs projets notamment dans les infrastructures de transport, l’énergie et l’agriculture. Elle a mis un accent particulier sur les mécanismes de financement innovants destinés à favoriser les investissements intra-africains et à dynamiser les opérations de commerce extérieur.
Les participants à la table ronde de Casablanca ont réaffirmé leur détermination à accélérer la mise en œuvre effective de la Zlecaf, appelant à des actions concertées et tangibles pour bâtir une Afrique plus intégrée, plus productive et plus innovante.
Placée sous l’auspice de “l’African Leadership Organisation”, cette rencontre a réuni les ministres africains, les acteurs du secteur privé et les partenaires financiers. Elle a permis aux participants d’identifier des leviers concrets pour aligner les politiques économiques et industrielles, développer les infrastructures transfrontalières et stimuler les échanges commerciaux sur le continent. (ACI/Kesnov Medurin Ngouolali)

