Casablanca, 27 Déc (ACI) – La Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem) ambitionne de mettre en avant une stratégie, axée sur la construction de chaînes de valeur intégrées, compétitives et durables avec les partenaires africains, a déclaré le 25 décembre à Casablanca au Maroc, le vice-président de la Commission Afrique, M. Ali Zerouali.
«Une stratégie dépassant le cadre d’une croissance strictement nationale», a poursuivi M. Zerouali lors d’une rencontre avec des journalistes africains. Selon lui, cette dynamique se traduit par la structuration d’écosystèmes performants dans des filières clés, telles que l’aéronautique, les énergies renouvelables, le tourisme ainsi que les industries traditionnelles.
Acteur de la diplomatie économique, la Cgem affirme ainsi son rôle de proposition et de partenaire du développement, contribuant au rayonnement du Maroc en tant que plateforme régionale reliant l’Europe et l’Afrique.
Présentant la vision du secteur privé, le président de la Commission de l’environnement des affaires de la Cgem, M. Karim Tazi, a, pour sa part, indiqué que le Maroc consolide son positionnement comme plateforme africaine de production, d’innovation et de connexion aux marchés mondiaux. Cette dynamique repose sur un cadre macroéconomique stable, des investissements soutenus et sur des réformes continues de l’environnement des affaires.
Sur le plan économique, la Confédération a relevé une croissance de plus en plus portée par les activités non agricoles, une inflation maîtrisée, des équilibres financiers solides ainsi qu’une progression des recettes fiscales, a fait savoir le président de la Commission de l’environnement des affaires de la Cgem.
L’investissement s’impose comme un moteur central de cette dynamique, avec un effort public conséquent et une accélération notable de l’investissement privé et des flux d’investissements directs étrangers depuis 2023. Cette évolution est soutenue par une charte nationale de l’investissement rénovée, des incitations ciblées et des mécanismes de cofinancement dédiés, a-t-il dit.
Malgré l’existence de défis structurels, notamment le chômage des jeunes, la faible participation des femmes au marché du travail et le poids du secteur informel. M. Tazi a précisé que la Cgem poursuit des réformes, à la simplification administrative et à l’accélération de la digitalisation.
Aussi, il a notifié les avancées enregistrées à travers la réduction des formalités, le renforcement des centres régionaux d’investissement et le déploiement de nouveaux outils de financement au profit des secteurs productifs et des territoires.
Fondée en 1947, la Cgem représente le secteur privé à travers près de 90 000 membres. Elle siège au sein de nombreuses instances stratégiques, dispose d’un groupe parlementaire à la Chambre des conseillers.
Engagée pendant de longue date dans la promotion de la responsabilité sociétale des entreprises, la Confédération accompagne également l’internationalisation des entreprises marocaines et œuvre, aux côtés des patronats africains, à l’industrialisation du continent. (ACI)





