Brazzaville, 30 Mars 2026 (ACI) – Les participants à l’atelier régional de vulgarisation des outils d’auto évaluation des statistiques environnementales et du changement climatique ont recommandé, le 27 Mars à Brazzaville, le renforcement des capacités techniques des acteurs nationaux en matière de production et d’analyse des données environnementales, pour des données fiables au service des politiques publiques.
Outre la première recommandation, ils ont souhaité l’adoption et l’harmonisation des outils d’autoévaluation des systèmes statistiques ; la mise en place de mécanismes efficaces de collecte, de traitement et de diffusion des données et l’élaboration d’indicateurs communs pour faciliter la comparabilité des informations au niveau régional.
Les participants ont également suggéré le développement d’un cadre de concertation permanente entre les pays de la sous-région, et demandé la production d’un compendium régional des statistiques environnementales et climatiques, ainsi que la poursuite des appuis techniques des partenaires au développement.
A cette occasion, les participants ont souligné l’importance de disposer de données harmonisées et comparables entre les pays de la sous-région. Ils ont notamment plaidé pour des recommandations orientées vers l’opérationnalisation effective des outils présentés, tels que les dispositifs d’évaluation des statistiques environnementales, en tenant compte des capacités techniques et institutionnelles de chaque État.
Clôturant les travaux, le commissaire de la Communauté économique monétaire d’Afrique centrale (Cemac) en charge du département des politiques économiques et financières, M. Nivolas Beyeme Nguema, a salué la qualité des échanges ainsi que l’engagement des participants.
«Pendant ces cinq jours de travaux, vous venez d’échanger sur les outils d’auto-évaluation des statistiques environnementales et du changement climatique et l’examen de la fiche régionale harmonisée de collecte des données. Ce faisant, vous allez poser les jalons d’une architecture statistique environnementale robuste pour notre sous-région », a- t-il souligné.
A cette occasion, M. Beyeme Nguema a également relevé que le changement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une urgence statistique et décisionnelle, tout en mettant en évidence les contraintes auxquelles font face les systèmes nationaux, notamment la fragmentation institutionnelle, la rareté des financements et le déficit en ressources humaines qualifiées.
Par ailleurs, il a indiqué que l’adoption et l’appropriation du cadre relatif au développement des statistiques de l’environnement et des outils d’auto-évaluation marquent un tournant décisif, tout en soulignant l’ambition commune des États membres d’intégrer pleinement l’environnement dans leurs stratégies nationales de développement statistique.
S’agissant des perspectives, le commissaire de la Cemac a précisé que « les recommandations issues de cet atelier constituent une feuille de route précise », ajoutant que la Commission de la Cemac, avec l’appui des partenaires, s’emploiera à mettre en place un mécanisme de suivi rigoureux pour l’opérationnalisation des outils.
Cet atelier s’inscrit dans la dynamique régionale visant à doter les pays de la Cemac d’outils performants pour faire face aux défis environnementaux croissants, notamment la déforestation, la dégradation des terres et les effets du changement climatique. (ACI)





