Brazzaville, 22 Nov (ACI) – Le ministre du Développement industriel et de la promotion du secteur privé, M. Antoine Thomas Nicéphore Fylla De Saint-Eudes, a souligné le 20 novembre à Brazzaville, la nécessité d’investir dans les infrastructures de base, en vue d’assurer le développement durable et l’autonomisation des communautés africaines.
Dans la déclaration du gouvernement, faite à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’industrialisation de l’Afrique, commémoré le 20 novembre de chaque année, il a précisé que pour atteindre l’objectif 9 des Objectifs de développement durable (Odd) d’ici 2030, il est essentiel de soutenir les pays les moins avancés.
Pour ce faire, il est important d’investir dans les technologies de pointes, en réduisant les émissions de carbones pour accroitre l’accès au haut débit mobile.
Selon lui, le développement industriel dans des pays africains est une condition indispensable de la croissance soutenue et inclusive, qui accroit la productivité du Produit intérieur brut (Pib) en introduisant de nombreux équipements et de nouvelles techniques.
A cet effet, le développement industriel vise à améliorer l’efficacité de la main d’œuvre et créer de nouveaux emplois. A ce sujet, il fait savoir que l’articulation entre l’industrialisation et les économies nationales aiderait les pays africains à atteindre des taux de croissance élevés, pour diversifier leurs économies, en réduisant leur vulnérabilité aux chocs extérieurs.
De même, il a indiqué que le développement industriel contribuerait à l’éradication de la pauvreté par la création des emplois et de richesse. « La croissance de nouvelles industries est synonyme d’amélioration du niveau de vie pour tous. Si les industries s’engagent sur la voie de la durabilité, cette approche aura un effet positif sur l’environnement », a-t-il souhaité.
Par ailleurs, M. Fylla De Saint-Eudes a déploré le fait que l’industrie africaine ne génère que 700 dollars américain de Pib par habitant en moyenne, trois fois moins qu’en Amérique latine sur 2500 dollars américain et cinq fois moins en Asie de l’Est avec un montant de 3400 dollars.
Pour lui, ses exportations se composent de produits manufacturés de faible technologie et de ressources naturelles non transformées, qui représentent plus de 80% des exportations de l’Algérie, de l’Angola et du Nigéria.
Au vu de ses retombées positives sur le Pib et la productivité, l’industrialisation s’impose comme une nécessité absolue pour l’Afrique, selon la décision des dirigeants mondiaux en 2015, visant à construire des infrastructures, résilientes, de promouvoir l’industrialisation durable et encourager l’innovation, a-t-il rappelé.
La journée internationale de l’industrialisation de l’Afrique a été créée en juillet1989, par l’Organisation de l’unité africaine (Oua) lors sa 25e session ordinaire de l’Assemblée des Chefs d’Etats et de gouvernements à Addis-Abeba en Ethiopie.
Depuis 2018, cette journée est commémorée pendant une semaine par l’organisation des activités. Cette année, la semaine de l’industrialisation de l’Afrique s’est tenue du 17 au 21 dernier à Kampala en Ouganda, sous le thème «Transformer l’économie africaine grâce à l’industrialisation durable, l’intégration régionale et de l’innovation », a-t-on appris. (ACI)

