Pointe-Noire, 07 Nov (ACI) – Les participants à la 20e table ronde des directeurs généraux des ports membres de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’ouest et du centre (Agpaoc), ont souligné l’urgence d’intensifier une véritable synergie de développement durable, afin de valoriser le patrimoine domanial.
A l’issue des deux jours de débats et d’échanges d’expériences, en marge du 45e Conseil annuel de cette Association organisé du 4 au 7 novembre à Pointe-Noire, les participants ont également évoqué la nécessité de revisiter les cadres légaux.
Animés par des valeurs communes, ces experts du domaine maritime et portuaire, ensemble avec leur partenaire, ont noté l’exigence de de développer les zones logistiques portuaires pour la facilitation du transit régional et des procédures douanières et la fluidification des échanges, ainsi que de revoir les contrats de concession.
Réunis sous le thème «Réinventer la gestion domaniale portuaire : vers une autorisation durable et résiliente des infrastructures portuaires et environnementaux», les participants ont analysé autour de cinq sessions plusieurs thématiques, dont les réformes, les cadres légaux réglementaires et fiscaux pour protéger le domaine portuaire africain dans les chaînes de valeur d’avenir.
De même, ils ont examiné non seulement des mécanismes susceptibles de protéger le domaine portuaire sans contraindre et élaborer des stratégies portuaires résilientes, mais également révisé le temps long, pour consolider les valeurs ajoutées portuaires, logistiques et industrielles africaines.
Ces expertsont discuté aussi sur la mise en place des stratégies de conquête de nouveaux espaces, car avec l’évolution actuelle, les ports africains sont confrontés aux défis d’extensions, surtout avec la spoliation des terres comme par exemple les ports du Gabon qui ont perdu 2/3 de leurs espaces portuaires en raison de l’expansion des villes.
A ce sujet, le Port de Douala a gagné 75 millions d’hectare en Dragan 15 million de m3. Et pour le cas du Papn, porte océane d’Afrique centrale, le nouveau Plan directeur actualisé en 2015 lui a permis de mettre en place plusieurs projets, dont celui d’extension du terminal à conteneur sur 750m linéaire, avec 17m de profondeurs, pour accueillir les navires de 400m.
Etant donné que ce processus demande des moyens colossaux, d’où des réflexions sur la réinvention de la gestion domaniale portuaire dans le but de créer d’autres ressources, pour financer les infrastructures devant rendre plus compétitive les ports Africains.
Clôturant les travaux de ces assises, le président de cette table ronde, directeur général de l’Oprag (Gabon), M. Martin Boguikouma, a déclaré qu’il apparaît urgent que l’Agpaoc intensifie la mise en œuvre des synergies véritables en matière de développement portuaire, sur la base de ce qui précède, conscients des défis permanents auxquels les ports sont confrontés.
« La présentation des différents modèles et la richesse des débats nous permettront de nous remettre en question, de nourrir des réflexions nouvelles afin d’aboutir à une meilleure protection et la valorisation de notre patrimoine», a-t-il conclu. (ACI)

