Brazza/Commémoration : Gilbert Mouanda-Mouanda dénonce les antivaleurs pour préserver la paix

Brazzaville, 11 juin (ACI) – Le préfet du département de Brazzaville, M. Gilbert Mouanda-Mouanda, a dénoncé, le 10 juin à Brazzaville, la montée des anti-valeurs et des comportements déviants observés dans plusieurs secteurs de la société congolaise, notamment dans l’enseignement, les administrations publiques, les structures sanitaires, ainsi que les actes de violence perpétrés par les bandes armées communément appelées « kulunas ».

Cette dénonciation a été faite à l’occasion de la célébration du 35ᵉ anniversaire de la Journée de la concorde nationale et de la réconciliation, organisée cette année sous le thème : « Dans la paix et l’unité, donnons la priorité à la concorde nationale pour accélérer la marche vers le développement de notre pays ».

Soulignant la portée de cette commémoration, célébrée 10 juin de chaque année, le préfet a appelé les citoyens à promouvoir les valeurs d’amour, de tolérance et de fraternité afin de consolider la paix et l’unité nationale.

« Je pense que si nous essayons de cultiver l’amour, et en y ajoutant l’effort, c’est sûr que nous arriverons à une vraie réconciliation, à l’unité nationale, et pourquoi pas au progrès », a-t-il dit.

M. Mouanda-Mouanda a également exhorté chaque citoyen à développer l’amour de soi et l’amour du prochain, qu’il considère comme les fondements de la paix, de la sécurité, du développement et de la réconciliation durable.

Pour sa part, le sous-préfet du district de l’Île Mbamou, M. Médard Belemene, a rappelé que la Journée de la réconciliation, symbolisée par le lavement des mains, constitue un appel à la paix, tandis que l’assainissement des espaces publics traduit les valeurs d’amour et d’unité nationale.

De son côté, le Sous-préfet du district de l’île Mbamou, M. Médard Belemene a rappelé que la journée de la réconciliation symbolisée par l’acte du lavement des mains est un appel à la paix. Il a souligné la nécessité de lier cette célébration l’assainissement des espaces publics.

« Nous ne pouvons pas nous réconcilier sans amour. Pour préserver cet amour, nous devons également assainir notre environnement. C’est ainsi que nous pourrons vivre dans un cadre propre et sain », a-t-il indiqué.

De son côté, le vice-président du conseil municipal et adjoint au maire de la commune de Kintélé, M. Bienvenu Martin Okogna, a invité les populations à privilégier la paix et à tirer les leçons des événements passés afin de renforcer la cohésion nationale.

L’administrateur-maire de l’arrondissement 8 Madibou, M. Alain Milandou a, quant à lui, souligné la portée symbolique du lavement des mains. Selon lui, au-delà du geste physique, il est également nécessaire de « laver les cœurs » afin d’éliminer les influences négatives susceptibles d’altérer les mentalités.

« Sans amour, le pays ne peut pas avancer. Cette journée est porteuse d’un message profond et le préfet en a parfaitement mis en lumière toute la quintessence », a-t-il affirmé.

Cette célébration a été marquée par des opérations d’assainissement de la Forêt de l’unité nationale et par le traditionnel lavement des mains effectué par l’autorité préfectorale et les différentes personnalités politiques, de la société civile, de l’administration publique ainsi que des responsables des confessions religieuses. (ACI)

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