Brazzaville, 04 Mars (Aci) – Les cicatrices de la tragédie survenue le 4 mars 2012 dans l’ancien camp militaire de l’intendance de Mpila à Brazzaville, où de nombreuses vies ont été perdues et des milliers de personnes blessées, restent profondément ancrée dans la mémoire collective des habitants.
Une interview récente que l’ACI a menée révèle que les séquelles psychologiques et communautaires de cet événement continuent d’affecter la population. Les témoignages recueillis illustrent la douleur persistante liée à la perte et à la violence de ce jour tragique.
«J’avais 8 ans à l’époque et nous avions fui chez notre tante. De nombreuses personnes ont perdu leurs parents, et je connais certains qui ont subi des mutilations. C’est tragique, car cet événement hante constamment mon esprit et je ne pourrai jamais l’oublier», a confié une habitante des quartiers touchés, Mme Stacy.
Un autre résident, souhaitant garder l’anonymat, a partagé son expérience. «J’étais à l’hôpital de Makélékélé après avoir été frappé par des éclairs en cherchant mes parents. Bien que j’aie été soigné, une petite cicatrice reste».
Le souvenir de cette journée continue de marquer la vie quotidienne des Brazzavillois, plaidant pour l’instauration d’une journée chômée et payée en hommage aux victimes et aux disparus. (ACI/Merleine Exaucée)

