Brazzaville, 30 Sept (ACI) – Les difficultés persistantes dans les transports en commun suscitent l’inquiétude des parents d’élèves à Brazzaville, à la veille de la rentrée scolaire, en raison de la hausse des tarifs, passés de 150 à 200, voire 250 FCFA sur certains trajets.
Cette situation, liée aux difficultés d’approvisionnement en carburant dans plusieurs stations-service, fait craindre aux familles une augmentation de leurs dépenses quotidiennes pour assurer le déplacement de leurs enfants vers les établissements scolaires.
« La rentrée représente déjà beaucoup de dépenses. La hausse des prix du transport constitue une charge supplémentaire pour nous », a déploré un parent d’élève.La situation est également marquée par une réduction du nombre de véhicules sur certaines lignes, entraînant de longues attentes pour les usagers, notamment aux heures de pointe.
Les étudiants sont aussi concernés par ces difficultés. Certains ont fait état de problèmes pour trouver des moyens de transport disponibles, la hausse des tarifs alourdissant davantage leurs dépenses quotidiennes.
Du côté des établissements scolaires, des responsables redoutent des retards des élèves et des difficultés pour certains d’entre eux à rejoindre régulièrement leurs écoles, notamment ceux résidant loin de leurs établissements.
« Les conditions de transport peuvent avoir une véritable influence sur la ponctualité des élèves », a expliqué un responsable d’établissement, appelant à une amélioration de la disponibilité des moyens de transport à l’occasion de la rentrée.
Habituellement fixé à 150 FCFA sur certains trajets, le tarif du transport en commun est désormais de 200 FCFA et peut atteindre 250 FCFA, selon les lignes et les conditions de déplacement.Les transporteurs expliquent cette hausse par les difficultés d’approvisionnement en carburant, qui affectent directement leurs activités.
À un jour de la rentrée scolaire, les parents souhaitent un retour à un approvisionnement régulier des stations-service et à une stabilisation des tarifs, afin de réduire les difficultés auxquelles sont confrontés les familles, les étudiants et les établissements scolaires.(ACI/Prissy Aranda Locko)

